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Full text of "Album-souvenir de la fete nationale des canadiens-francais celebree a Hull les 24-25-26 juin 1911"

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ii rsi ii H i^if^fDl n ii fDi ii 

Album -i>o«ugntr 

i Faisons Revivre le Passé 1 

n] [d 

q] Pour y puiser des leçons de patience D 

et de force pour le présent et des 
espérances pour l'avenir. 



Publié par le Comité de la St Jean-Baptiste, Hull, Que. 

A. I). Util. 



»cy- 



l Conseroons k culle COMITÉ D'ORGANISATION Affirmons noire oi- i 

• au passé — talite nationale Y 



De la Fêle Nationale des Canadiens Français, célébrée à Huit les 24-25-26 juin / 9 / / . 




I.. T. Lditie K.P. .T. (). IVlU'ticr, ().>r.I.,I)ireoU'ni- l''iil>. Siiueiiiui 



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[>..^>...O...0..-O-.-0-»<j-»-{>.-O»-O«<^»<f-»-O-»->..O...!>...CJ-»-0»-0-»-<ï-»<^»-0-»-O»<^»-Û~»H>-^^ 



Les 24, 25 et 26 Juin ont été glorieux pour Hull 

POURQUOI ? 

Parceque, non-seulement les membres du Comité d'organisation, 
mais un grand nombre de citcyens intelligents, actifs et dévoués 
ont compris que le temps était venu de s'unir et de s'imposer des 
sacrifices pour célébrer en vrais patriotes notre fête nationale. 



Une des inscriptions qui annonçaient la fête 



Fête Nationale 

A HULL 



LES 24-25- 




VIVE 

LA CANADIENNE 



l 

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TABLEAU D'HONNEUR 



MERCI A EUX. 



Iha 



à: 

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Noms des patriotes qui ont aidé puissamment au succès des fêtes de la St Jean-Baptiste. à 

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(Taudivau 


Harpei- 


(lali|)i'au 


Pajix' 


St-Jeaii 


Puquin père 


>('j,miii 


Duinais 


D'aoust 


Bon iK' vil 11' 


Joanuis 


Leduc 


Hveiidall 


Martineau 


Léonard 


Mathieu 


Déellêne 


>ratthe\v.^ 


M vie 


Xonuîiud 


Dupuis 


Fournior 


Larose 


Treniblav 


Aii<ier 


Rinet 


Leniieux 


(iroulx 


(.'()urvill(! 


(lelinas 


Clu'nier 


Vadebonedjur 


lioucher 


Renv 


^reillelu• 


i'ilon 


Madorc 


Baril 


^rontfitin 




peut-être encore un certain nombre de braves citoyens que nous n'avons pas nommés et qui ont 
aussi fait largement leur part de travail. 

HONNEUR ET MERCI A EUX. 



0•H>••^>•H>•.•{>••^>•..^>•.•<^H>•••t>•<^•<^•^>••C^■•<^•■<^••^C^■•<^••^C^■••C^•••CH•^>••&••<^•<^ 

—5— 



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à-' 



L'usage de célébrer la St Jean -Baptiste 

s'est étendu dans tous les centres Canadiens français 

CÉLÉBRONS-LA DONC, NOUS AUSSI, TOUS LES ANS 

Ce qu'on s'est proposé en organisant cette année la Fête Nationale à Hull. 
LISEZ LE MANIFESTE SUIVANT 




Les Canadiens français de Hull, sans distinc- 
tion de partis, se préparent activement à célébrer 
d'une manière grandiose la fête nationale, les 24 et 
25 juin prochain. 

Cédant au désir plus d'une fois exprimé par des 
honnnes d'expérience en fait de patriotisme, ils ont 
décidé de faire cette année une grande parade histt)- 



l'ique ; leur but est de mettre sous les yeux des diffé- 
rents groupes de population l'histoire glorieuse de 
la patrie canadienne et de pousser ainsi leurs com- 
patriotes à être toujours fidèles a leurs institutions, 
à leur langue et à leurs lois. 

Ce but i)roposé ne doit i)as cependant jeter l'a- 
larme dans les cœurs des Canadiens français et les 



— 6— 



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à- 

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• • 

^ aniciuT à rroire (juc notrr nationalité est (Hiel(|uc (|ni transt'rrri', clk: anssi, (|UL'i(|n('s-uncs de srs |)lns 9 

'^ peu menacée dans ee (lu'elle a de plus cher : sa reli- «rrandes t'êtes reli<iieuses à des jours plus conuncxles et 

^ gion et sa langue. Non, mille fois non. — CJrâce à la ])()ur les tidèles confiés à sa charge. Mais dans ton- ^ 

^ généreuse lihéralité de ceux qui nous gouvernent, tes ces fêtes, n'()ul)lions jannus le hut que nous de- Â 

i nous n'avons i)as besoin de trouer de nos balles le vous nous proposer, celui de nous attacher de plus • 

i (h'apeau britanniciue i)our respirer l'air de la liberté. vu plus à notre religion et à notre ])atrie. ; 

9 Cette liberté nous l'avons, et toutes nos institu- Nous invitons toutes les i)aroisses, le^ sociétés à 

à tions religieuses et nationales ))euvent prendre le dé- et les citoyens de tout rang, de toute condition, de 6 

^ veloppenient (pie notre habileté et notre énergie la Vallée d'Ottawa à venir à îlull le 2") juin ])r()- A 

^ peuvent leur donner. Cei)endant nous devons le chain atlirnier d'une manière l)ien éclatante l'e.xis- 1 

i dire pour conserver notre mt;ntalité française et ca- tence du peuple Canadien français, dont le ])assé a • 

T tholicpie, il nous faut de temps en temps nousinspi- été si glorieu.x et dont favenir s'annonce d'une ma- Y 

Y rer du courage de nos ancêtres et puiser dans leur nière si encourageante ])our tous. ^ 
y conduite les renseignements (jui nous sont ou (pii AHirmons par notre assistance à la incise en i> 
p ])ourront nous être nécessaires clans certains cas par- plein air notre foi chrétienne, et démontrons par no- ^ 
^ ticuliers. tre nombre dans la ])rocession (pi'ici au Canada on ^ 
i II est du devoir de tout Canadien français, et doit et on peut compter sur la bonne volonté et la f 
i nous sommes unanimes là-dessus, d'être loyal à la loyauté dis Canadiens-français pour tout ce (pii l'e- < 
j couronne britanniciue, mais il est aussi de son de- garde les (]uestions religieuses et patrioti(pies. ^ 
'^ voir et il y va de son honneur, comme peuple, de Attachés à la couronne d'Angleterre nous le se- à 
h rester fidèle à sa foi et à sa langue et à tout ce qui rons le plus loyalement et le ])lus longtemjjs possi- î 
^ lui donne son caractère français. ble, mais nous ne })ermettr<)ns jamais (|ue le contact X 
^ Pour cela, nous devons étudier notre histoire et des races «pii nous entourent ne nous enlève rien de ? 

• nous devons la mettre sous les yeux de nos compa- notre cachet national et de notre caractère de Cana- Y 
^ friotes, la faire apprendre à nos enfants en sorte (pu; diens-français. Y 
9 dans un temps aussi éloigné que nous puissions le Oublions nos qucreiles de famille, mettons de ^?- 
^ supposer, ceu.x (pii nous remplaceront sur le sol (;a- côté nos divergences d'opinion, cessons nos luttes i^ 
X nadien, soient aussi français et aussi catholi(pies(pu' fratricides, connue le disait un grand Canadien, jjour 1 
1 nous le sommes nou^-mêmes. n'avoir (pi'un oo'ur devant l'image de la patrie. En ^ 

• Que notre fête nationale se célèbre donc annuel- nous souvenant du i)assé et en ])ensant à l'avenir, • 
y lement i)artout, et si pour des raisons majeures, on travaillons enseml)le à tout ce qui peut contriliucr ^ 

Y ne peut la célébrer a la date fixée i)ar nos grands au développement matériel, intellectuel et moral de ^ 
ijt conseils nationaux, le 24 juin, (pi'on la célèbre un notre nationalité Canadienne française. , î 

^ autre jour, imitant en cela la conduite de l'Eglise hE COMITE. ^ 

• • 
C^•M>••^>••^C^■•<^••<^••K>■••lCï••^>•••O-••O■••C^•^C^••C^••^>■•^^■••<ï••^!^■••ç^•••^^•••0••■O-••O 0-»-0-«-6 



o ••<j-»-i>-»-i>-«-i>-»-fr»'0-»-<j-«-<î-»-<î-»-o-»-<i-»-<î-»-<} ••i>»-î>-»-<3-»<i-»-o»-<j-»-<5-»-<j-»-<i-»-<î-»-<ï-»o-"<i ••<}-»-<i-»-o-»-<i-»-o-»-<i-»-<j-»-<}-»-<i-»-o»-<i-»'<j-»<? -a— f? 



f La population de Hull a bien répondu a l'appel du \ 

Comité d'Organisation. 

Un des moyens employés pour avoir des souscriptions. 



A 



POUR REMETTRE AU 



^^ t^y^ Comité d'Organisation de la St-Jean-Baptiste 



HULL, QUE. 



Cette enveloppe ï<iy;nt'e de mon nom contient aussi mon offrande pour notre 
fête religieuse et patriotique du 25 juin 1911. 

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Rue No 

Je rôponds à votre ajjpel connue Catholi |ue et Canadien-Français. 



Les membres du Comité qui ont distribué et recueilli ces enveloppes ont eu le plaisir de collecter 



i ainsi $445.00 pour l'organisation de la fête St-Jean-Baptiste. 



f Les noms des souscripteurs ont été inscrits par ordre alphabétique et avec le montant donné, dans * 

^ un album qui est conservé avec soin. ^ 

—8— 



O»•<}-.•tt•••û•••tt•••<^••tJ•••<J•••^>••<^••0•••<}-•■<^••<J••<^••tt••-<^••0••^:>-••0■••0•••i>••<^••<^ 

I LA ST JEAN-BAPTISTE, ? 

t . * 

* C'était un des beaux jours que nos ancêtres aimaient à célébrer. t 



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\jV Comité a voulu rapprendre à tous les enfants de Hull. 

Pour cela faire, il a orjianisé un concours ))atrioti(|ue entre les élèves de toutes nos écoles de Notre 
Dame pour le tirage d'un ma<iniH<iue l>ureau donné par ^I. Jos. ISIatliieu, et évalué à S'iô.OO. 
("e concours a eu lieu entre les lilles et les <>arcons de nos écoles. 



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Cordial merci aux 




maîtres et maîtres- 


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ses, religieux et laï- 


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ques. 


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^é^la^i^* 1 


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Qui 


l'aura ? 







^^aîtres et 


élèves 


ont rivalisé 


Je zèle 


pour faire 


de ce 


concours un succès. 


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i La lutte a été chaude mais dimie, et les petites filles ont encore mérité, ([u'on leur chante, comme 

^ au temps de l'héroine de ^'erchèrcs : Vite Ui ('(niiKlifniir. Elles ont remporté une éclatante victoire — leur 

<^ majorité a été de 1400. Le No. ga^inant a été 4240. Mlle Ida LaixMisée a ^aiiiié le liurcau. 
■6 Af rciiiltdt p'iKil et snniKiiit du concours a été la jolie sonnnc de $2ô().00 fciurnie i)ar les enfants 

i pour l'organisation de la fêt<' St .lean-lîaptistc à Hull. HONNKrR .\ El'X ! 

o-»-o «^ï-^-O'-O'-o K»-»-î>»H>-»-a ••OH«*a»-a-»-ct «o .-o-^-o «-o ••o«-a«-a»-O'-0 «-o-'-o -a-'O «o «-o «-o -o-o ••<}»-o«-a-»-o .-o-'-o ••a-» o»-o 



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Jîu^ee e^ montant de $695.C0 



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et (|ncl(HU's cotiser! jifidiis (|iu' li' Coniiti' iittciidnit ciicon' de (Hiel([iU'S jcitfintes rctardafairc--' (avec on sans 
^ l'aisoii ), on <l('ci(la dv se Innrcr d;\n^ Toruanisation (Tnne Fête NatioiiaU" dont les dé|ienses suivant les eon- 
<? naisseui-s ponvaient s'élevci' à ^o.OOO.OO. 
p ( )n fit le pro^i'amuic ti'énéral ci-dessous et on se mit à travailler i'erinc. 



à 




Grande célébrations, à Hull, de la fête nationa'e des Canadiens- 
Français, dimanche, 25 jum 191 1 



PROÇRAMME 

n.;]0 Iirs.— (Ira nd' messe en ])lein air dans la cour <lu Collège Xwtre- 
Dame. clueur de oOO voix. 

A 11 lirs. — (irande ])arade à travers Les rues d(> ]a viile avec jchars 

liistori(iues, nond)reuses sociétés l't fanfares. 

A 12 hrs. — l>an(inet sous la tente au terrain des jeux, orchestre, 
chants patriotiijues, discours jir<iti(ii(c.^ et p(itri(iti(inc--< [nw ties ora- 
teurs distingués. 

A ;5 hrs. — ^Divers amusements sur le terrain, ])arties de souque à la 
corde entre différentes écjuipes, parties de Base-Bail, etc. 

Lundi à S hrs. — A la Salle Notre-Dame, Grand Drame Canadien par 
le Cercle St-.Iean suivi d'un grand feu d'artifice, ascension en 
hallon, etc. 

Toutes les sociétés Canadiennes françaises et catliolicjuc.s de Hull, 
Petit St Jean- Baptiste. — ]<]nfant de d'Ottawa et d'ailleurs, tant de la province de Quéhec (jue de celle 
M. Art. Cour\ille. Hull, ()ué. d'Ontario, sont invitées à pren<lre part à cette belle fête nationale. 

•••£>•••<> •hCJ-'-O'-CI'-O-'-i^-'-O- «-O- ••Ct-*-0-» £>•••<>■•-<> '-O -a—O -O «-i^'-O- «-O- «-ci -Or-O- "> -O «-O-'-O -O -O ••^■••S- -O «O -a -'Or-O- 13-»'0- 

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l Comment ce programme a éîé exécuîé et même perfectionné j 

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Samedi, 24 juin, promenade en chars électriques 






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(irâcr A In LM'iu'rositi' de M. .). (iDrdnii (laie, u('i'ant ilc la Cic 
(les chars ('Icctriciues de Hull, un char spccial a ('te mis uratuitcniciil 
à la .disposition des Cadets du Collcirc Notrc-Dainr. 

l'assés luaîtrcs (hius fart militaire et dans l'art musical, ces 
jeunes soldats ont fait entendre sur tout le parcours des chants pa- 
triotiipies. De |>lus, ils ont présidé aux feux de la St Jean d'une 
manière ipii aurait fort surpris nos ancêtres du has du llcuve St 
Laurent, s'ils en avaient été témoins. 

C'omnieneée le 24 et continuée les 2"') et 2() juin, la fête natio- 
nale des Canadiens français à IIull a été de toute Keauté I 



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—11 — 



Qu'avons-nous donc a reprocher aux ^ 

PATRIOTES DE HULL ? j 



I LA MESSE EN PLEIN AIR | 

t DANS LA COUR DU COLLÈGE NOTRE-DAME DE HULL f 



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La 
Bataillon 



Bande Nationa'e d'Ottawa, sous la direction de M. H. Goulet, et la Fanfare Militaire 
de Montréal, dirigée par M. Alphonse Pelletier, ont fait les frais de la partie musicale. 



—12— 



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du 65e î 

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La Messe a été chantée 



$ -PAR— I 

• • 

I Le R. P. Lambert, O. M. 1., de Ville-Marie. | 

Ï — ^ 

I —IL ÉTAIT ASSISTÉ— | 

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f du R. P. Côté, O. M. L, comme Diacre, et du Frère St Georges, i 

^ . t 

f O. M. L, comme Sous-Diacre. f 

f M. Geo. Ardouin a dirigé le chant f 

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è La messe du 2ième ton a été chantée par la foule. ^ 

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SERVANTS 

A la Messe Solennelle de la St Jean-Baptiste. 



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MM. Debeaumont, 



Laverdure, Remhardt et Coutuie. 

Frère Chicoine, O. M. I., sacristain. 



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0-«*c-»0-»0-« <!•• 0-»'O-» 0*» <>•• <>•• <>•• <>•• 0'»'C-«-C-»<>*' <>• C-" <3'» 0-» <3-" <>•• <>•• 0-»H>» 0-« C*«*0*» <>•• O'" <3-» <i»-0*"<3*» O*» 0'«0-"'O*»'<>-"-O'»-0'*'<^ 

I Jeunes gens qui ont accompagné les prêtres qui ont fait la quête à la t 



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Messe de la St Jean-Baptiste. 




Bélanger et Décosse. 



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^ MM. Couture, Vézina 

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—13— 



SERMON 



Prononcé à Hull, le 25 juin 1911, à l'occasion de la célébration de la St Jean-Baptiste, 
par le R. P. Guertin, O. M. I. curé de l'église Notre-Dame. 



m 
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J'Jro JJciiK rester, rnxjtir critis /Kipiilii.t iik'iik. 
Lkv. \xvi-12. 
Mes b. c. frères, 

Savez-vous par (|uel hasard saint 
Jeau Baptiste se trouve aujourdhui 
en tête des patrons et protecteurs, 
que la religion a assignés au peuple 
canadien ? Savez-vous pourquoi le 
jour anniversaire de sa naissance est 
devenu, parmi nous, le jour consacré 
au réveil de nos souvenirs les plus 
chers et de nos aspirations les plus 
saintes ? Eutiu, vous êtes-vous jamais 
demandé quelles relations mystérieu- 
ses pouvait avoir avec nous ce der- 
X. nier fruit de l'Ancien Testament, qui 
1 a mûri sous d'autres cieux et à une époque où les 
' noms mêmes de France et de Canada étaient 
absolument inconnus ? 

Mes b. c. frères, ici — conmie toujours d'ail- 
leurs — le hasard s'appelle la Providence de Dieu ; 
et les affinités de races et de pays ne sont plus 




Le K. P. Guertin, O. M. I. 



re(|uises, (juand il existe entre un 
saint et un peuple une parfaite con- 
formité de vocation. 

Vous ne l'ignorez pas. il en est 
des nations comme des individus — 
chacune a reçu une mission à rempjir 
sur la terre ; mission, pour laquelle, 
longtemps à l'avance. Dieu l'a pétrie 
et façonnée. 

Or la vocation de saint Jean- Bap- 
tiste est la nôtre. Connue lui, le 
peuple canadien peut se glorifier d'a- 
voir une origine merveilleusement 
sainte ; et tous ceux, qui connaissent notre histoi- 
re nationale ne peuvent ignorer que, si Dieu 
nous a implantés sur cette terre d'Amérique, 
c'était pour faire de nous les précurseurs de l'é- 
vangile, les apôtres et les martyrs de la cause de 
Jésus-Christ. 



—16— 



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î ORIGINES. 



riiu])«''n(''trabilit('' des falaises. (|iii l'entourent eoni- 
nie un l'eiin. 

Avant (le dire un dernier adieu au sol de 
leur patrie, ces marins ont été conviés à un festin. 
Tous ont n'pondu à lajjpel. Ils ont niantrc' à <>;e- 
noux un morceau de pain et ils se sont relevés 
transformés. Ce nV-tait plus d'humbles navitra- 



Y A l'époque des orands découvertes, voyez- 

Y vous se détacher des flancs de la vieille Europe 

Y ces nombreux navires. (|ui sillonnent inijuiets, in- 
■6 certains, l'immensité des Océans '1 
■à Tous sont à la recherche d'une terre nouvelle. 

•O Les uns veulent y moissonner un peu d'or ou un teurs mais des apôtres intrépides ; car ce festin 
^ peu de gloire, d'autres écrasés par la tyrannie sou- c'était le festin des Anges et ce morceau de pain, 
^ pirent après une terre de libcrt('. c'était la sainte hostie. 

La plupart atteindront le but (juils poursui- y^e^ voilà enfin les élus de Dieu. Voyez (piel 

vent : ils aborderont aux Antilles, au Mexique, au souffle puissant, (juelle brise tutélaire gonfle leurs 
Maryland ; mais })as un seul d'entre eux ne sera voilas " 



poussé par le souffle de J)ieu vers les rivages de 
notre cher Canada. 

Ces honnnes sont des comnier<;ants, des avan- 
turiers ou des rebelles. C'est sur d'autres bases 
(|ue Dieu veut asseoir la patrie canadienne. Pour 
Y remplir dignement sa mission, saint Jean-Haptiste 
^ a diî être sanctifié dans le sein de sa mère ; c'est 
à par des saints, c'est-à-dire par des chrétiens con- 
h vaincus ([ue la Nouvellt -France sera fondée. 
h Voici que deux navires viennent de lever 

^ l'ancre dans la rade de St Malo. C est la premiè- 
5- re expédition de Jac(iues Cartier, un noble cœur, 
(pli a formé le dessein de reculer de deux mille 
lieues les frontières de la chrétienté et de la Fran- 
ce. Les marins, qui Paccompagneni:. sont des Bre- 
t(^ns, des fils de cette Bretagne, dont la foi légen- 
daire senil)le avoir emprunté (|uel(|ue chose à 



Bient(>t ils apparaissent aux rivages énuis du 
St Laïuvnt ; et dès (pie, sur cette terre nouvelle 
où Dieu les a comluits. ils peuvent enfin ])oser 
leurs pieds, leurs mains et leurs lèvres, ce n'est 
pas seulement au nom du roi, mais c'est aussi au 
nom de Dieu (piils en prennent jxissession. Et 
pour que la postérité ne put se nu'prendre sur 
leurs intentions, ils dressent aussit(^)t un monu- 
ment : une croix surmontée des couleurs de la 
France. 

Je ne connais rien dans l'histoire de plus 
beau, de plus sublime (pie cette consécration de 
notre berceau, que cette plantation de croix sur 
les rives de la Gaspésie. 

Saintes fian(;ailles. hymen solennel, dont l'au- 
tel est un continent, les contractants : Dieu et la 



? 

—17— 



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Nouvelle France, les témoins : les Anges Gardiens 

(les tribus sauvages et des chrétiens venus de la 

Bretagne. 

Il n'y eut point de foudre comme au Sinaï ; 

mais on dit (ju'une vague, partie des profondeurs 
^ de l'Océan, vint frapper le rocher où s'élevait le 
<3t signe de notre rédemption, le monument de notre 
^ alliance et murmura cette parole : "Ero Deus Ves- 

ter. vos(|iie ei'itis populus meus." 



m 



APOTRES. 



J)ès ce moment nous voici donc investis de la 
Y même mission, que reçut jadis cet autre peuple 
'Ot choisi, le peuple d'Israël dans la terre de Chanaan. 
<> Nous voici chargés d'apportei- à l'Amérique inti- 



pportei' a l Amenqut 
dèle et barbare le trésor de la vraie religion. Nous 
voici devenus les précurseurs et les apôtres de 
Jésus- Christ, chargés de préparer sa venue, char- 
gés de fonder et d'assurer sou règne. 

Cette mission, nos vieux ancêtres ne l'ont ja- 
mais ni oul)liée, ni méconnue, 

Lisez la vie des deux principaux fondateurs 
^ de notre patrie : Chaniplain et Maisonneuve ; li- 
sez leui-s lettres, surtout leurs lettres intimes ; et 
je vous défie de trouver au milieu du monde, deux 
cœurs plus profondément pénétrés de l'amour de 
Dieu, deux cœurs où s'unissent plus harmonieuse- 
ment le niâ'e courage du soldat et le zèle enflam- 
mé de l'apôtre. 



m 

— 1 



Ce serait déjà beaucoup pour le Canada de 
pouvoir se glorifier d'avoir été engendré par des 
hommes de cette trempe ; mais il y a plus encore. 

Suivez le soldat français dans ses con(iuêtes 
en Amérique, comptez les tribus qu'il a gagnées à 
notre amitié ou domptées par les armes ; et, par- 
tout où vous verrez flotter un drapeau fleurdélysé. 
vous verrez aussi rayonner la croix du mission- 
naire. "Quod Deus conjunxit, homo non sepa- 
ret. " 

Cette union est si constante et si visible que 
les sauvages eux-mêmes malgré leur ignorance ne 
peuvent s'y méprendre ; et bientôt, des côtes du 
Labrador au golfe du Mexique, vous voyez toutes 
les tribus sauvages se diviser en deux camps bien 
tranchés : les uns deviendront catholiques et se- 
ront les alliés de la France, les autres resteront 
païennes et, comme conséquence nécessaire, nos 
plus mortels ennemis. 

Enfin, ce n'est pas uniquement chez les auto- 
rités religieuses, civiles et militaires que nous re- 
trouvons, vivace et généreux, le zèle des intérêts 
du Christ ; mais le peuple lui-même fait preuve de 
la même mentalité. N'étaient-ils pas des apôtres 
avant tout ces obscurs pionniers, qui maniant 
tour-à-tour le chapelet, le mousquet et la charrue, 
ont réussi dans ces temps héroïques à nous tailler 
au milieu de la forêt, la grande et superbe patrie, 
qui nous est chère. Cherchez dans les alentours 
de Québec, de Montréal et de Trois-Rivières et 

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dites-moi (|iu'l est le sillon si caclu', si 
les premiers colons n Ont pas versé 



ointam, ou 
avec leurs 
sueurs (|uel(iues gouttes de leur sang ? 

Mes frères, si ces centaines et ces milliers 
d'artisans, de laboureurs et de soldats ont pu se 
résiçruer à braver les ritrneurs de notre climat, à 
cultiver un sol n\oins fécond (jue celui de la "doul- 
ce France," s'ils ont eu foi dans leur avenir — pour- 
tant si sombre parfois et toujours si incertain,- 
y c'est (|u"une puissance supérieure les a retenus sur 
^ nos bords. Cette puissance est-elle l'idée bien 
■^ consciente de leur sublime mission ':' Cette puis- 
V sance est-elle la main de Dieu lui-même ? Peu 
^^ m'importe. Il me suffit de savoir qu'ils sont rts- 
^ tés, qu'ils ont soutl'ert et (ju'ils ont accompli leur 
À tâche jusqu'au bout. Et c'est justement parce 
» (ju'ils ont eu ce courage, qu'ils ont mérité la protec- 
♦ tion si visible du ciel, si bien (]u"un des plus grands 
- penseurs de notre épo(jue n'a pu trouver de mot 
mieux approprié pour caractériser notre histoire, 
(jue celui de 'iniracle canadien." 

Sans doute, Dieu a permis aux traiteurs avi- 
des de se mêler aux nobles ouvriers de sa cause ; 
mais il a bien permis aux oiseaux de proie de sui- 
vre l'armée des zouaves à Patay et à Casteltidardo 
et le souvenir glorieux de ces deu.x combats n'eu 
a pas été amoindri. 



reste prouvé jus(|U à l't'vidence — i|ue nos ancêtres 
ont été les apôtres de Jésus-Christ. 

Sommes-nous demeurés tidèles aux traditions 
()u'iis nous ont léguées 'f Avons-iious été' les conti- 
nuateurs de leur œuvre 'r 

])e])uis le jour où le Christ reçut, sur ce m)U- 
veau continent, l'honniiage du ))remier français ca- 
tholi(|ue, trois siècles se sont écouié's. 

Aujourd'hui sur ce sol d'AnK'riciue. ])his de 
trois millions d'hounnes l'adorent en français, et 
malgré notre pauvreté, malgré nos revers, des mil- 
liers et des milliei's d'églises et de chapelles ('lèvent 
vers le ciel leur clocher d'argent, ))roclamant no- 
tre foi et notre inlassable générositi'-. 

Car ce n'est pas du budget il'un gouverm - 
ment concordataire ou des laroesses d'un CariU'ifie 
millionnaire (|ue ces églises sont sorties, elles ont ('té 
bâties par le peuple — par un peu])le (pli parfois a 
souffert de la faim ; mais (pii a jet(' a\ ec joie dans 
leurs fondations une grosse ));nt cju IVuit de ses 
sueurs et de ses travaux. 



Nos collèges et nos couvents, où notre jeu- 
nesse puise les éléments il'une sup('ri()rit('' morale 
et intellectuelle indéniable, n'ont })as eu d'autre 
origine. Fondées par (piehjue saint prêtre ou 
(|uel(jue pieux laïque, ces institutions n'auraient 
jamais vécu et ne se seraient jamais dévelopi)('eK. 
Mes frères, malgré tout ce qui a pu se glisser si elles n'eussent été de suite appréciées et patro- 
de trop humain dans notre histoire nationale — il nées par le peuple. 



IJ-•-^3-►0'••C^••0*••0••^!^•••0•••^î^••^^•■••0'••^!^•^!^•^•HÎ^•^C^•^»^••0•••0'••0-••^!^ 

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Si nous pouvons nous glorifier aujourd'hui 
(lavoir, dans les limites de notre province, vin 
asile pour toutes les misères physiques ou mora- 
les, pour les malades, vieillards, les aveugles, les 
incurables, les orphelins, n'est-ce pas encore avec 
les sous de la charité populaire que ces édifices 
ont été bâtis ? 

Il y a d'autres races qui vivent à côté de nous 
sur le sol canadien et qui partagent nos croyances 
7-eligievises ; eh bien, pouvez- vous m'en montrer 
une seule, qui ait accompli le demi-quart de ces 
<euvres inspirées par l'amour du Christ et de ses 
membres souffrants. Nous avons fait mieux f|ue 
délever ces murs de brique, de pierre et de granit, 
nous les avons remplis d'âmes d'élite qui s'y dé- 
vouent, jour et nuit, sous l'œil de Dieu. Ne l'ou- 
bliez pas, ces religieux et ces religieuses incompa- 
rables sont encore des compatriotes ; et leur nom- 
bre n est pas la preuve la moins élocjuente de notre 
esprit d'apostolat. 

Je dirai plus encore, ce dévouement aux inté- 
rêts de Jésus-Christ est si bien entré dans notre 
caractère, (ju'il est devenu non-seulement une 
vertu nationale ; mais un véritable besoin. 

Demandez à ce jeune homme de vingt ans, 
qui s'élance à travers quinze cent milles de forêt, 
pour aller s'ensevelir dans les solitudes du Nord- 
Ouest. (|ui lui a inspiré ce généreux dessein ? 

Demandez à Mgr Taché, pour(|Uoi. il s'est ar- 
rache'' si tôt aux embrassements d une mère tendre- 
ment aimée ? 



De la hauteur des terres, où il dit adieu aux ^ 

• 

dernières vagues, qui doivent aller battre les ^ 
plages de Boucherville, il vous répondra : "Zelus iâ- 
domus Dei comedit me" : "Je sens que je suis né ^ 
pour porter l'étendard de la croix, pour être mis- ^ 
sionnaire et ajîôtre.' Combien de nos compatrio- 
tes, qui, poussés par le même esprit, se sont élan- 
cés sur ses traces et sont allés lui aider à terminer 
son sillon ? Ah ! je la connais bien cette troupe 
d'avant-garde, car ce sont, pour la plupart, des 
Oblats, des soldats de mon régiment. Je v judrais 
vous les nommer tous. Qu'il me suffise de dire, 
qu'à cette époque, où il n'était question ni de mi- 
tres, ni de grosses prébendes, tous ces hommes, 
sans exception, portaient des noms français. 

Enfin, encore un trait, pour vous montrer cjue ^ 
cet esprit d'apostolat n'est pas l'apanage exelusif ^ 
de quelques âmes privilégiées. 

iSavez-vous pourquoi, tous les partis politi- 
((ues qui se sont succédés au pouvoir, n'ont jamais 
réussi à endiguer ce courant d'émigration, qui 
entraîne, chaque année, des milliers des nôtres loin 
du cœur de la patrie ? 

Savez-vous pourquoi la colonisation n'est pas 
encore morte sous les coups ? 

Aucune puissance humaine ne saurait empê- 
cher ces foules de repuler ou de franchir chaque 
année nos frontières ; car c'est la main de Dieu 
(|ui les conduit. 

Ils s'en vont, dans les townships de l'Est, en- 
vahir ce jardin fermé (|ui devait nous préserver à 



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Quelle a été la véritable causse de ces «guerres 
sans tiu, (|ui ont ensanjjjlanté notre berceau 'f Uni' 
i|UeHtion de relii;ion. 

Quels furent nos plus leroces ennemis, ceux 
(|ui ont égorgés les premiers colons, incendié leurs 
moissons et leurs demeures .■ Les Tro(|uois et les 
autres tribus intidèles (jui ne voulaient pas (|Ue le 
Christ régnât sur eux. 

Vous savez bien que ce n'est ])as la haine de 
l'étranger, des visages pâles, (|ui ])oussaient les 
Iro(iuois à massacrer les Hurons catholi(|Ues. 
Pourquoi sacharnaieiit-ils surtout aux missionnai- 
res ? Pourquoi les tourmentaient-ils avec un ratii- 
nement de cruauté ? Mais, c'est la haine religieuse 
(|ui aj)paraît, ici, dans toute sa splendeur Etait- 
elle ccmsciente, était-elle ins})irée ])ar nos rivaux 
ou par le diable lui-même ? Peu inq)orte ! ("est 
notre ([ualité de catholi(iues (]ui nous attii'ait leurs 
coups. 

Nous avons été martyrs en 17()(>, aux som- 
bres jours de la concjuête. 

Pourquoi Dieu permit-il alors (|Ue nos armes 
fussent humiliées pour la première fois sur les 
Plaines d'Abraham ? Nous avions ))our nous le 
droit et le courage ; pourquoi donc avons-nous l'té 
vaincus, décimés, écrasés ? 

Ah ! si alors Dieu lui-même s'est fait notre 
bourreau, s'il nous a séparés si violennnent de la 
France, s'il a creusé dans nos cceurs une blessure, 
que le temps n'a pu encore cicatriser ; c'est (ju'll 
voulait que notre foi se conservât intacte, à l'abri 



jamais du contact anu-ricain. Ils s'en vont, le long 
lie la Madawaska et de la rivière St .Jean, tendre 
la main à nos frères d'Acadie. Ils s'en vont, à la 
Rivière Rouge, dans le Nouvel Ontario, dans 
l'Alberta et la SaskatcJiewan, planter les premiers 
jalons de l'église catholiijue. Ils s'en vont dans 
la répul)li(|ue voisine fonder des paroisses, ensei- 
gner aux indigènes comment on bâtit des écoles 
paroissiales, ils s'en vont enfin dans ce milieu infi- 
dèle et cosmopolite assurer à la foi de Jésus-Christ 
des racines et des fruits innnortels. 

Quand vous voyez se former ces légions d'exi- 
lés volontaires, refoulez vos larmes, mes chers 
compatriotes et saluez chapeau bas ; ce sont des 
apôtres (|ui passent. 

"Et infirma mundi elegit Deus ut confundat 
fortia. " 

Pour tout dire, en un mot, nous avons, jus- 
qu'ici, si bien renq)li notre rôle que Dieu n'a pu 
nous refuser cette réconqiense, (|u'il a promise et 
donnée à tous ses apôtres : la gloire du martyre. 

MARTYRS. 

Notre martyr n'a pas été aussi éclatant (|Ue 
celui lie saint Jean Baptiste notre patron ; mais il 
a peut-être été aussi douloureux et il a certaine- 
ment duré plus longtemps. 

Il y a trois cent cinquante ans (|ue nous souf- 
frons persécution parce que nous personnifions la 
religion catholique. 



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des traits d'une fausse philosophie, des sarcasme cuter ? Le noble cœur cjui défend sa patrie est-il 

de l'école voltairienne et des liorreurs de la tour- donc si coupable ? La loi martiale était-elle néces- 

mente révolutionnaire. saire pour dompter des femmes, des vieillards et 

Dans les premières années, (jui suivirent la des enfants. Pour implanter solidement le dra- 




C(m((uête, quand les nobles et les riches eurent re- peau britannique sur la citadelle de Québec et 

gagné la France, (]uand il ne resta plus au pays sur les rives de Grand Pré, fallait-il saccager toutes 

(ju'une poignée de paysans, pourquoi nos vain- les campagnes de la Côte Nord et déporter tous 

({ueurs continuèrent-ils si longtemps à nous perse- nos frères d'Acadie ? 

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Ces cruautés inutiles n'ont (juune seule ex- 
plication. Nous étions catlioli(|ues et ])ar le l'ait 
même déchus de tous nos droits ; nous n'avions 
droit ni au respect pour notre couraj^e, ni à la pi- 
tié pour notre écrasement et notre abandon. 

Et depuis cette épo(|ue, malgré plus d'un siè- 
cle de paix et de loyauté, d'où vient cette hostilité' 



C'est un rude martyre (pie d'être m(''priK(''s et 
traités de race intérieure parce(|ue nous avons eu 
assez de C(Hur pour conserver notre lantrue et no- 
tre religion, quand elles n'étaient plus, ni l'une ni 
l'autre, en faveur à la cour. Pour ces esprits su- 
])t'>rieurs, essentiellement ])ratii|ues, vuie religion 
(|ui demande toujours et (|ui ne donne rien doit 



aveugle, systémati(|Ue. (|ue nous rencontrons dans être mise au rancart et il n'y a (|ue d:s Franeuis 
presque toutes les carrières, lors(|ue nous voulons exaltés pour s'acharner à lui ccmserver une- ))lace 
monter d'un degré ou faire un pas en avant, d'honneur. 



Pounjuoi ceux (pii sont si étroits, si jaunes pour 
les premiers possesseurs du sol, sont-ils si accueil- 
lants, si généreux, (piand il s'agit des derniers \ e- 
nus, i uportés à grands frais des slams de Londres 
ou des ghettos d'Odessa et de Moscou ! 

Quels sont les titres (hj ces étrangers à la fa- 



Entin, si dans ces derniers tem])s, dans un pays 
libre connue le nôtre, nous avons vu une majori- 
t(> intolérante opprimer, par des lois ini(|Ues, une 
minorité (pie protégeaient non-seulement les trai- 
tes, mais même la constitution ; ces persécutions 
n'ont eu d'autre mobile que la haine de n( tre sain- 



veur orticielle ? Etaient-ils avec Salaberry à (^hau- te religion. Depuis un siècle et demi de vains 



teauguay ? Quels hounnes remanpiables ont-i's ja- 
mais produits ? Quels sacrifices ont-ils faits p(jur 
la gloire et l'avancement du pays. Et cependant 
aucun d'eux, fut-il Doukobor ou Mennonite n'est 
obligé de cacher son nom et son origine pour ob- 
tenir le poste (]ui convient à son mérite et à ses 
capacités ? Que l'un des nôtres apostasie, (ju'il se 
ceigne les reins du tablier ma(;onni(pie, et aussitôt 
les l)arrières s abaissent devant lui connue ])ar en- 
chantement. Ce n'est donc pas tant notre sang 
que notre foi que Ion veut ostraciser. 

On dirait vraiment (|ue notre fidélité aux 
croyances de nos pères est un rejjroche ))erma- 
nent à tous cas fils de réformistes et d'apostats. 



efforts, nos ennemis se sont convaincus (pie \(>u- 
loir atta(pier en face l'influence catholi(puî, c était 
s'user inutilement les dents et les grifl'es sur 
un bloc de granit : c'est pour(pu)i au nom d'un 
])éril national imaginaire, ils se sont rués sur nos 
écoles au Nouveau- Brunswick, au Manitol)a et 
dans les nouvelles provinces. Pounpioi ? Parceipie 
l'école est le foyer où se trempent les convictions 
religieuses, parce (pi avec des écoles neutres, on 
assure pour l'avenir, une génération d'indifiërents 
et de païens connue en France et aux Etats-Unis. 
Oui, mes chers compatriotes, nous avons été 
souvent et injustement persécutés, et nous le se- 
rons aussi longtem])s (pie nous resterons attachés 



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à la foi (le uos pères. Je 11e m eu plains pas. bien 
au coutraire, car la persécution c'est la nieu'e, qui 
ai(;uise nos convictions et leur conserve tout leur 
mordant ; mais je constate un fait qui prouve (|ue 

nous ressemblons à Jean-Baptiste. 

* * 

* 
Depuis ((uel(|ues années, dans les congrès, 

dans les clul)s et dans la presse, on s'est beaucoup 
incjuiété de l'avenir du Canada français, on a scru- 
té tous les événements, tous les mouvements po- 
pulaires, pour y découvrir des symptômes de notre 
prospérité ou de notre déchéance nationale. 

Les uns ont vu partout des germes de tempê- 
te, les autres, au contraire, ont chanté sur tous les 
tons nos progrès et nos triomphes. Je n'ai pas la 
prétention de trancher cette ciuestion si délicate ; 
mais je sais bien que la persécution de nos enne- 
mis déclarés n'est pas la plus dangereuse. Hérode 
avec ses chaînes et ses tourments n'a jamais pu 
fléchir le cœur de Jean-Baptiste, ni réduire au si- 
lence ses lèvres courageuses. 

Tous les francs-maçons et tous les orangistes 
s'imiraient-ils à tout ce que le Canada contient 
d'Anglais fanatiques (1) et d'Irlandais jaloux ou 
arrivistes, (ju'ils ne parviendraient pas à enqiêcher 
nos cœurs de rester catholiques et nos lèvres de 
rester françaises. 



( 1 ) Ne pas confondre les Anglais fanatiques avec ceux 
qui ne le sont pas, ni la coterie remuante des affamés avec 
les Irlandais, qui nous comprennent et nous respectent. 
(Note de l'auteur. ) 



Le danger le plus à craindre viendra d'une 
autre source, il viendra de nous-mêmes, il viendra 
de la trahison et de l'apostasie d'un certain nom- 
bre des nôtres qui, égarés par une folle ambition, 
se feront les égorgeurs de nos aspirations nationa- 
les. 

Nul n'est trahi, que par les siens. 

Si Judas a pu se décider à vendre son Maître 
pour trente deniers, il ne faut pas s'imaginer 
qu'un politicien avide de distinction ou de fortu- 
ne, soit incapable, pour arriver à ses tins, de ven- 
dre ses frères ou de sacritier une idée ou un prin- 
cipe. 

Quand vous entendrez un Canadien-français 
parler avec enthousiasme de la fusion des deux 
races, prêcher le dévoûment aveugle aux intérêts 
de l'empire, vous conjurer de vous laisser absorber, 
de cesser vos réclamations, de cacher vos senti- 
ments pour ne pas blesser les susceptibilités de 
ceux (|ui font métier de vous tondre — alors, il n'y 
a pas à s'y tromper, vous êtes en présence non- 
seulement d'un lâcheur, mais d'un vulgaire cheva- 
lier d'industrie en quête d'un galon ou d'un por- 
tefeuille, vous êtes en présence d'un traître et de 
notre pire ennemi. 

Quand vous entendrez un canadien français 
déplorer avec mépris nos coutumes et ■ nos goûts 
surannés — la prétendue infériorité de nos institu- 
tions, quand vous l'entendrez accuser constamment 
ses compatriotes de petitesse, de mesquinerie et 
de jalousie, vous pouvez être sûr que ce bel esprit 



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a appris ce langage à la porte de certains salons 
ou de certaines chevaleries exoticjues ; car c'est 
avec cette monnaie (|u'i] y paye ses entrées. 

Cet lionune est un fruit sec, (jui cherche dans 
un milieu, oi!i on n'a pas encore appris à le connaî- 
tre une estime et une popularité qu'il n'a jainais 
eues chez nous. Non-seulement il est un tils d('- 
naturé et un mauvais frère mais il est un calom- 
niateur doublé d'un vil courtisan ; il est notre pire 
ennemi. 

Quand vous verrez un Canadien-français affi- 
cher ses titres et (|ualités au seuil de sa demeure, 
dans une langue qui n est pas la sienne, ([uand 
vous le verrez porter ses économies et chercher 
des assurances au bureau des sociétés neutres ou 
étrangères, sous prétexte (|ue les nôtres sont mal 
assises, mal administrées, (juand vous verrez cet 



ne peuvent ni comprendre, ni partager. Ces aspi- 
rations pour lesquelles nos ancêtres ont combattu 
sur les champs de bataille et sur le par(|U('t des 
chambres, elles peuvent se résumer en deux mots : 
loyaux sujets de la couronne britanni((ue, nous 
voulons rester catholi(|ues et français. 

La tâche n'est certainement pas facile et pour 
la mener à bonne tin, il faut le concou7-s de tous 
les Canadiens-français ((ui ont autre chose (jue de 
l'eau rougie dans les veines. 

Tout ce (jui peut favoriser la réalisation de 
cet idéal, il nous faut l'endosser sans lu'sitation et 
même avec enthousiasme ; tout ce (|ui peut lui 
porter atteinte il nous faut le combattre sans 
merci ni trêve. Si nous n avons pas le courage 
daller ius(|u'<\ cette conclusion, les plus grands dé- 
ploiements de drapeaux, les chants les plus en- 



homme anxieux de faire parade de son avgldl^ — traînants, les discours les plus passionm's. tout est 
souvent mal mâché — un peu partout : au club, sur parfaitement inutile. 



la rue, avec ses amis et surtout en face des em- 
ployés publics, il n'y a pas à s'y tromper, vous êtes 
en présence d'un sans caractère, d'un vulgaire 
faquin. 

Malgré son apparence inoffensive et sa nulli- 
té incontestable, cet homme est un des pires enne- 
mis de nos droits et de nos privilèges. 

Mes chers compatriotes, si le patriotisme 
pour nous signifie (|uelque chose, si la célébration 
de la St Jean- Baptiste n'est point une simple co- 
médie, c'est que nous avons au cceur des aspira- 
tions qui nous sont propres et (|ue les étrangers 



Il faut de plus, accepter connue un j)rinci])e 
([ue notre langue et notre religion se prêtent un 
mutuel appui et que l'une ne saurait survivre à 
l'autre. Aussi longtemps (|ue ces deux remparts 
de notre nationalité seront défendus en toute ren- 
contre, non pas seulement par (juehjues patriotes 
isolés, mais par le jieuple tout entier, nous n'avdiis 
rien à craindre en regardant l'avenir. 

Elles sont immortelles, quand elles le veulent, 
les nations ()ue Dieu protège. 

Soyons fidèles à la consigne et pour le reste : 
In te Domine speravi, non confundar in seternum. 



h•^;^••^5-•^J••^•^5••^5-••O"••O••^C^••0•••O-••O•H;I^••O•••O••^C^••O-••O^■••O•••O'••O••-O•••C^-••O^ 

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i L'UNION DU CLERGÉ ET DU PEUPLE 

A 

A toujours été Thonneur et la sauve- 
garde des Canad iens Français 

Personnel de la Maison des Ohlats 

DE HULL 




-1311- 



R. R. PERES 

Arthur Guertin, Hupérit'ur « 

^lédérif Prévost, 1er Assistant 

Jos. Oct. Pelletier, 2ièMie Assistant 

Armand Lanif-l 

Laurent lirochu 

Etienne Blaneliiu 

Jear -Marie Deléglise 

Henri Gonncville 

Antoine Bourassa 

Ant. Lalon(k' 

FRERES CONVËRS 

].. N. l)ul)<^ 
Léopold C'hieoine 
Artheni Pellcrin 

Eglisf N. D. Je Nul . desservie par es R. R. Pères Ok'.ah. ' J-'ll'llill"^'' 

•■ti •■ù'-a-'o ••0- -a—o -i> -ti—ii-t}-'^—<i—<i «-û- «o «-o- -a «-o- -i> -"O ••o-»<'' ••->-*^-»-*ï-»-o «-lï-'-tt ••c» ••jï ••^■•■t^«-i> -a— a -^-t-ti-ii- 

—26--: 



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Grandiose célébration de la St Jean-Bapliste à Hull l 



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Quarante mille personnes ont assisté, hier, dans la cité transpontine, au magnifique défilé de la Y 

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procession. Les chars historiques ont excité l'admiration de la foule et ont été 
applaudis tout le long du parcours 



Tous les édifices et toutes les maisons de Hull étaient superbement décorés et pavoises. 

illuminée, le soir, présentait im coup d'oeil féerique. 



La ville toute 



Les Canadiens l'janraiH de Hull ont c<''!(''l)it' 
hier, la fête de St Jean- Baptiste avec un t'clat iiui 
n'a jamais été surpassé. Le comité d'oriranisation 
trénéral mérite plus (jue des félicitations, car le 
progrannne élaboré a été exécuté à la lettre ; on 
nous avait promis une belle fête, on nous a donné 
une démonstration grandiose. Tous garderont 
certainement un souvenir impérissable de cette 
célébration de la fête nationale. 

Toute la population de Hull était présente, 
sans compter (ie« milliers de citoyens d'Ottawa et 
des alentours (|ui étaient accourus pour être t(''- 
moins de ce spectacle imposant. Les rues, su- 
perbement décorées, surtout celles où devait jias- 



sel' la parade liist()ri(|Ue. étaient Ixmdi'es de sjtec- 
tateurs et dès les premières heures, on mettait la 
dernière main à la construction d«'s arches (pii 
étaient de toute beauté et (|ui ont excité' l'admira- 
tion des nombreux visiteurs ; les eitoyens (|ui se 
sont dévoués pour leur élection ont reçu «le clia- 
leureuses félicitations. 



Le; 



:s arches. 



avait 
1 relie 



Sur le parcours de la procession, il \ 
(piatre arches. Sur la rue St Ktieime. 
l)ortait l'inscription suivante : "Faisons re\ivre le 
jiassé pour y Jiuiser des leeons de jiatience et de 
force." 8() tillettes portant les couleurs nationales 
chantèrent à intervalles des chants l'raneais. 



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Larche de la rue St Henri, construite par 
MM. Oscar et Victor Laframboise aidés de leurs 
amis, était de toute beauté. 12 fillettes des fa- 
milles avoisinantes. toutes de blanc vêtues, chan- 
tèrent aussi les hymnes nationaux. Sur le som- 
met de l'arche, entourée de verdure et de dra- 
peau.x, une charmante petite fille. Antonia Lacos- 
te, personnifiait St Jean- Baptiste. 

L'arche de la rue Albert poitait linscription 
suivante : "Gravez dans la mémoire du peuple Its 
noms des grands citoyens qui ont aimé et servi 
leur patrie.'" 

L"ne autre arche s'élevait aussi près de l'éo^li- 
se St Rédempteur, rue Chaudière. Les enfants de 
l'école, placés sur des gradins, firent aussi entendre 
des chants joyeux à toute oreille canadienne. Sur 
le sonmiet, une douzaine de petites filles portant 
des couronnes, jetèrent des fleurs aux principaux 
personnages histori((ues ()ui défilaient plus bas. 

Les décorations. 

Banderolles. drapeaux de tout genre, inscrip- 
tions et décorations de toute nature, décoraient 
ehacpie maison. Les édifices publics, les banques, 
etc.. étaient aussi décorés à profusion. 



Les Anglais ont décoié. 

Nous ne saurions passer sous silence que 
nombre de citoyens anglais de Hull ont également 
partagé l'enthousiasme de leurs coucitoyens de ra- 
ce française, en décorant leurs résidences. Les 
hullois ont su apprécier cette marque de déféren- 
ce de leur part. 

Au Collège Notre-Dame. 

Longtemps avant 9.30 heures, heure fixée 
pour la célébration des mystères divins, la foule 
avait envahi l'immense cour du Collège Notre- 
Dame et entourait un superbe autel érigé pour la 
circonstance. Cet autel portait les couleui-s pa- 
pales et françaises. A l'heure dite, le Père Lam- 
bert assisté des RR. PP. Côté et St Georges, mon- 
taient à l'autel et la messe commença. Afin que 
tous pussent chanter et prendre part ainsi à cette 
démonstration de notre foi, des feuillets portant 
les mots du Gloria et du Credo avaient été distri- 
bués aux assistants. Ce chœur puissant était di- 
rigé par M. Georges Ardouin ; le chant dans sa 
simplicité fut des plus impressionnants. 

(LE TEMPS.) 



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Arc de triomphe érigé au com des rues Albert et Principale, 

et sous lequel on devait passer pour se rendre à 
la messe, dans la cour du Collège. 




M. 0. GKOrLX 
qui s'est chargé de le coiistruiit'. 



ONT TRAVAILLE 

M. M. Boucher 

Carbonneau 

Deschênes 

Normand 

Martineau 

Auger 

Carrière 

Chevrier 

Cadieux. 





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INSCRIPTION SUR L'ARCHE 



.M. K. CAKOX 

i|iii en a (Imiiu'' ic |iliiii cl Mii'vt'il- 
]('• la c'onstnifliiiii. 



ONT TRAVAILLÉ 

M. M. Charron 
Fiébert 
Labramboise 
Lajoie 
Courville 
Thériault 
Montcion 
Cormier 
Caron. 



Graver dans la mémoire du peuple les noms des grands 
citoyens (jui ont aimé et servi leur paivii'. 

—29— 



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La Grande Parade Historique 



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JAMAIS, 



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? nous disent les anciens, semblable démonstration nationale ne s'était ^ 






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îf vue à Hull. Au bruit du canon tiré immédiatement après la messe, ^ 

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4 sur la place de l'Hôtel de Ville, la procession s'est mise en marche et ^ 



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^ défila, sans aucun retard, par les rues Albion, Victoria, Champlain, ^ 

Y Alfred, Aima, Albert, Principale, Pont, Queen, Chaudière, St ^ 

^ . . . , . ^? 

^ Etienne, St Henri et Adelaide, où se trouve le Parc Dupuis, gra- 1 

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I cieusement prêté par M. l'échevin de ce nom aux organisateurs de Y 

^ la St Jean-Baptiste. Le défilé a été parfait. ^ 

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k Tout avait été prévu et les Commissaires-Ordonnateurs étaient là! 



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LES COMMISSAIRES-ORDONNATEURS ^ 




DE LA PROCESSION. 



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.1. L. I.KDIX' 

( 'un 111 lissai ft'-Oi'iloniiat cui- 
l'ii chef. 



A eux revient l'honneur 

d'avoir préparé la plus belle parade nationale 
A. -Mousscito qui ait été organisée dans la région d'Ottawa. r. i.a.i.nx 

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Une lioinbe ayant annnoncé le départ de la procession, 



^ tous les chars historiques qui avaient été placés sur les rues Champlain, Victoria et Jllhion se mirent 
en marche, accompagnés de leurs paroisses ou de leurs sociétés respectives. 



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M. M. EDOUARD THIBAULT 

ET 

MAXIME CHARBONNEAU, guidaient la procession. 



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Détachement d'tiornines de police et de pompiers 



POLICIERS 

.1. A. Di.pu 
Xapok'on DAoust 
P. RossigiK)! 
G. Pelletier 
.]. (iroulx 
K<liii<iii(l Lîijdio 
Jaiiu'vS Sliea 
C. Lalonde 
L, ('ainpcau. 







Sous les ordres 
de 



/. O. Chevalier 

Chef Je police- 




Alph. Tessier 

Chef Jes pompierr. 



Xter 



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Honneur à notre département de feu 
et de police de HulL 



POMPIERS 

( '."(>. 'l'cssi*'!' 
J-lni. MaiiliK' 
AIpliDUsc Lajoic 
.Ids. IJilddcau 
l\ X. I^auriu 
1' 'l'rntticT 
.1 l'iclictte 
.1. l!<'laiiL;t'r 
i; Laloudr 

A. Kossinllnl 

A. Auilcttc. 






.o...a.^a..>a-.-o-»-o«'0«o«o«-o«'0«o»o«o»-o«-o-»-o«-a-«<>-»-o-«-o-»-o»-o«o»c-»o«-o«-o«T.o.-cî-»-o«-o» -o 

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i, JACQUES 
9 CARTIER 

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^ Représenté 
par 



LE CANADA fut découvert en 1 534 par Jacques Cartier, célèbre navigateur de St- 
Malo. François I, roi de Fiance, l'envoya à la découverte de nouvelles terres afin 
d'y porter la lumière de l'Evangile et de la civilisation chrétienne. 



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* M. Mathias 

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Don do dépar- 
tement de feu 
et de police 
de Hull. -:- 






Jacques Cartier prenant possession du pays en arborant, sur le promontoire de la baie de 
Gaspé, une croix surmontée des armes de la France. 



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Donnacona, chef de St adaconé, et les Hurons amenés ? 

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en France par Cartier. t 

Amis des Français, les Hurons ont toujours été attachés aux missionnaires catholiques. • 

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Donnacona était représenté par M. Samuel Tessier. 
Ont représenté les Hurons, MM. Grandchamp, Dufresne, Chrétien, Leduc, Dompierre et autres. 



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Char de Champlain, 






Champlain 

était représenté 
par 

M. E. Gaulin 

échevin de la 
ville d'Ottawa. 







fondateur de Québec. 







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Champlain 



voulut (It)nner un 
(• a cil et vraiment 
chrétien à sa colo- 
nie. Il aiiprcfiait 
])lus le salut «l'une 
lune que la con- 
quête «l'un rovau- 
nic. 

J 1 mourut en 
1 () •">•"), «'ualemeut 
n'gretté des Fran- 
çais et des Sauva- 






Ce char a été fourni par la Société St Jean-Baptiste d'Ottawa. Les membres et officiers de cette 
société se sont fciit un devoir et un honneur d'accompagner ce char. 

—86— 



■ TABLEAU DES OFFICIERS 



DE LA SOCIÉTÉ ST JEAN-BAPTISTE D'OTTAWA. 



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A. E. (ilau.le. 
Secrétaire cDiTesp. 



,1. A. CImuIut, 
A.-^!-. Coin. Onl. 



.1. M. st Lauieiii, Mjrr .1. O. Humilier, \'. «idii dio- K (iaulin. 
A.Klit.M.r. ivstxl'Ottawa. .luiprlain. 

Soyons attachés à nos institutions, à notre langue et à nos lois. 



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SOCIÉTÉ SAINT jEAN-BAPTlSTE D'OTTAWA. 




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W. C. Isabelle, Prés 
ISer. 8te Amii'. 




Chs. Langlois, Rep. 
Ste Famille. 



REPRESENTANTS DES DIFFERENTES PAROISSES. 




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M. RHviiHjnd. Vif 
Sri', iliiitiinliiii' 











.J. ('. Clairciiix, Rep. 
Sec. Ste Kaiuillt'. 



K. Laiiichc, Rep. St Alf. St Liuirent, Rep. I. Champagne, Rep. 

Fis (le .Sales. Saeré-C'ieur. Sec. !st (Jhailes. 






Hector Fuisy, Rep. C. S. O. Boudreault, 1er Vice-Président, M. Laroque, Rep. Sec. F. Brunet, Pré.sirtent 

Sec. St Charles. Société St Jean-Baptiste d'Ottawa. St Frs d'Assise. Sec. St Charles. 



—38— 



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ARC-DE-TRIOMPHE DU ST-RÉDEMPTEUR. 
Assurons la Vie et le Progrès de notre Nationalité 



Soyons 
Canadiens- 
Français 
partout 

et 
toujours. 








1' î^ r^' A:v>M^^IHBm;-Ni^/< ■ 










Montrcns- 

nous 

catholiques 

partout 

et", 
toujoi r;. 



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ONT TRAVAILLE^ 

MM. Amëdte, Trefflé, Osias, A., J. et H. Cousiiieau, lùii^ène Ricard, A. I)u])ras, (uiindon, 
Deniers, Pilotte. Latleur. Marleau, Charette. Légaré, Labelle. (ioudreau ci lîeaiicliamp. 



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/ère Compagnie des Cadets du Collège Notre-Dame | 

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Sous les ordres du Capitaine Déziel. | 

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Rester 

catholiques 

pour être bons 

Can. Français 

(;\I<ir Cloutier. ) 








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Rester 

Can. Français 

pour ênre bons 

catholiques. 

( Mot Cloutier. ) 






J. Myve, A. Larose, W. Burns, L. Pilon, E. C'arrièro, A. Cloutier, A. Tréau, U. Di'ziul, 
A. Bertrand, L^i. Lebel, L. Biiiet, A. Beauparlant, A. DeRepentigny, (). Dalpé, 
\V. Dalj:»é, A. Bourgeois, G. Caron, E. Déeosse, H. Provost. 

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LA FANFARE NATIONALE D'OTTAWA 



ORGANISEE EN JUIN 19lO 



Dans la paroisse de St François d'Assise, Hintonburg. 




B. Elliott, A. (.(iiilft, .1. B. I)uli(iis, .1. C^ûU's ('. I^epajif, A. HeaiK-liaïup, 

J. Da<;enais, P. Bégin, K. Proulx, H. Villeneuve, A. Proulx, 

W. Fortin, J. (Traziatlei, O. Leniienx, (i. Boudieault, 

F. X. Giroux, tanibour-niajor, 
0. Mereier, A. (ioulet, D. Beauchanip, G. GOULET, direcleur. 

NOMS DES MEMBRES QUI NE FIÇURENT PAS SUR LA CRA VURE 

Eév. Père Cunrad, curé, Z. Ta.ssé, V. Poudreault, H. Pratte, J. Dion, M. Barbeau, H. Chartiand, E. Roy. 

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DEUXIEME Gouverneur 



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4 1636 A 1648 ^ 

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i REPRÉSENTÉ PAR M. HILDÉGE GROULX. 5 



^ Le successeur de Cliamplain fut M. de M()iuni;i_i;ny, Chevalier de Malte. Il était 9 



dione de succéder à Champlain. C'était un homme pieux et doué de beaucoup de (jual 



9 
9 



t tés. Il i^ouxerna pendant douze ans. Il fut également aimé des h'rançais et des sau\a^es. f 



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^ Mais la cour a\ant pris la résolution de ne laisser les ^ouxerneurs en lonclions ([ue trois ^ 

• ' . i 

? ans, il reçut l'ordre de (juitter son gouvernement. Y 

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—47— 



Monsieur de Champlain 




Représenté par M. A. Deslauriers 



î 1er Gouverneur de la Colonie. I 

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? né à Brouao^e en Saintonge vers 1567, servit à l'armée sous Henri IV en qualité de maré- 

p chai de loois, explora les Indes Occidentales de 1599 à 1601 — l'Acadie de 1604 à 1607 — 

• 

^ fonda Québec en i6o8 — découvrit les pays des grands Lacs — commanda plusieurs expédi- 
ai 

^ tions contre les Iroquois de 1609 à 1615 — fut successivement lieutenant gouverneur et 

f gouverneur de la Nouvelle France et mourut à Québec le 25 décembre 1635. 

—44— 



SAMUEL DE CHAMPLAIN 



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Qadets de la paroisse St Jrs. d'Jïssise 

Sous les ordres du (2om. 7auteux et du lieutenant ^roulx. 




Ces jeunes militaires ont été très applaudis sur tout le parcours de la procession. 
Le public les a éi^alement admirés quand, le soir du 25 juin, iis se sont transformés en 
Iroquois pour s'emparer du lort de Dollard après un lono- combat. 

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t HONNEUR AUX JEUNES 

^ de toutes les paroisses d'Ottawa et d'ailleurs qui ont pris part à notre manifestation nationale. 

i La race française au Canada sera ce que les jeunes la feront. 

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Les Gouverneurs de la Colonie Française du Canada 

DE 1633 A 1760 






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L'Association des Bouchers de llull axait bien xoulu se charger de représenter les i8 
j^ouverneurs (jui, pendant plus d'un siècle, ont illustré d'une manière si ^^lorieuse l'histoire 
de notre patrie canadienne. Ces goux-erneurs, richement costumés suivant l'épocjue où ils 
Ont vécu, portaient aussi une oriflamme indiciuant au public leurs noms et leur place dans 
Thistoire. 

o -O—O—O—'Ci—O «-o «-o «o -O—Ù .•O-»-a-«-O»-0— 1>— o -o— o -o— o -o -O-^O -O'O— o— 0»-0-0 ••0«O «-o -o -o -o— 0«-0« <j'»-0-' 



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Jïre-de-triompôe du St-9ledempteur 

Construit par MM. F. Lefebvre, Wilfiid et André Dupuis, M. Bourgeois et W. St-Laurent. 



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INSCRIPTION 

Faisons revivre le passé pour y puiser des leçons de patience et de force 
])our le présent et des espérances pour l'avenir. 

HONNEUR AUX ENFANTS ^$ ILS SONT DIGNES DE LEURS PARENTS 



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Chomedey de Maisonneuve 



GENTILHOMME DE GRAND MERITE. 



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^ MM. A.. Laflèche. A. (îa- ^ •'<«'< ivpnWntt' gr 

^ oriKni, V. Ctiolette. J. 

■à Charbonneau. J. 8t- 



1642 




FONDATEUR DE MONTREAL I 



CW3 
œMITÊ 

DE LA 



i^M^aisonneuve was a great man, k.nightly 
in hearing, brave as a lion, and devout as a 
monk- — (Picturesque Canada.) 



Saint Jean-Baptiste. 



MAISONNEUVE 



"9 Pierre, D. ISèjfUin. 
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Monsieur 
J. Desrosiers. 




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McssiiMirs A. I.aHoclïo. Y 

i^'osidcnt : A. ( ia^non, ^ 

\'ice-l'n'>si(U'nt ; 1). San- 'fy 

('lie. Secrétaire ; A, Label- ^ 
sentes i);u' MM. S i rp - ; • 

' < lt\ 1 resorier. ^ 

DrHKCTKUHs. T. Her- Â 

traixl. ]). S('oiiin. .). Car 

rièrc. J. Charbonneau. 



Association des Epiciers 
COMITÉ 



Les (•oin]Ki<j:n(iii> 
«le .Maison lU'uvi 
('tau'iil te pré- 



H. Bertrand 
Albert Paré 



M. A, Lafléche, Prés. 



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I Char de Maisonneuve, fourni par l'Association des Epiciers. | 

O.*<^.^>..H>...<^...{>..<}..<^•^>•.^>•^;^.^>••■c>•►CH••0••<^••<^••<J■•<^•-<^•►0••^>••^C^•••0••<^•<^•C^•••^ 

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3ième Gouverneur 



M. d'AILLEBOUST 



1648 A 1651. 






REPRÉSENTÉ PAR 
Monsieur Adrien Lahelle. 






Le successeur de M. de Monlmagny 
fut comme ses deux prédécesseurs, un hom- 
me de bien, d'une piété exemplaire et d'une 
grande bonne volonté. 



êm Gouverneur 



M. de LAUSON 



1651 A 1656. 



Représenté par M. Ferd. Bélanger. 



C'est sous sou gouvernement que Melle 
Marguerite Bourgeois fonda la Congrégation 
N. D. Un auteur protestant, Hawkins, dit 
à ce sujet : "L'histoire du Canada, dans les 
premiers temps, abonde en exemples de cou- 
rage religieux, de zélé et d'héroïsme. Des 
femmes jeunes et délicates, s'arrachant aux 
douceurs de la civilisation^ vont rendre aux 
malades les services les plus bas ; elles appor- 
tent à ces sauvages étonnés les secours de la 
médecine pour les corps et les enseignements 
de la foi pour les âmes. " 



.H:>...9...9..H:>-*.9...9-..9-..9..-9-.-9-.H3...9..<}...9..^>...0.,.{>.,.9...{3..,.0.,.0..,.0.,.9.,.ijt.^0.,.0.,^j.,.{j.,^.,.0..^^ 

—50— 






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CONSTRUIT PAR 



MM. Oscar et Victor Laframboise, E. Thidel, A. 

Sefcanf, Mag. Pcutote, A. Thivierge, 

y. Laurin. N. Champagne. 



A la France re\ient l'honneur d'ax-oir im- 
planté le catholicisme an Canada, aux Cana- 
diens- I^rançais celui de le conserver, l'our 
cela, restons fidèles à 

Nos institutions, à notre langue 
et à nos lois. 

— .-)1— 



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5iEME GOUVERNEUR. 



î MONSIEUR d'ARGENSON 

h REPRÉSENTÉ PAR 



MONSIEUR JOS. LABELLE. 



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^ Le nouveau gouverneur, issu d'une famille distinguée, avait des moeurs sévères et était doué ^ 

I d'une grande sagesse. Sous son gouvernement, l'église du Canada entra dans une ère de prospérité. ^ 

V , , Â 

^ T)ans l'été de 1 657, quatre Sulpiciens vinrent prendre possession de l'Eglise de Montréal, ^ 

h desservie jusqu'alors par les pères Jésuites. La compagnie de Montréal leur céda la propriété de ^ 

î • 

i l'île, et dès 1659, ils jetèrent les fondements du célèbre séminaire de Saint-Sulpice. ^ 

^ Mgr de Laval, nommé par le Saint-Siège vicaire apostolique de la Noitoelle France, arriva à ^ 

^ (Québec en 1659. Il était accompagné de plusieurs prêtres séculiers, qui furent aussitôt chargés des ^ 



paroisses de Québec et de la côte Beaupré. ^ 



<>-»-0-»-O-*<J-«O-»O-'-O-»<>-»-0-»O-*-i>-»-O-»-<i-»<:-«-O-»O-'-O-»<>-*-<>-«<^»-<^»-<J-»-O-»-O-»-O-»-O-*-<i 



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"iFraynuB-tiDUB un Ûlljfmtn." 



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Jeunes gens du Cercle Reboul de l'A. C. J. C. de Hull, qui avec les Cercles Breboeuf, Duhamel, Ma- 
zenod, etc., d'Ottawa, se sont fait une gloire de précéder et d'acclamer le char de Dollard. 

—53— 



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LE DEPART DES BRAVES DU LONG-SAULT I 



CHANT PATRIOTIQUE. 



CHOEUR 

() Mdiitival, tu vis la sublime c'(|ui|)('e 
Tu vi< <lix-sept Fian';ais (lunton baisait l'épêe, 
Croiser, lundi, le fer pardessus ton berceau 
Va mériter ee nom : les braves du Long-i^auU. 



1er yVAi^KT. — Diio. 

Plus njrands (jue leur nature, ils détiaient l'épreuve. 
Qu'ils étaient beaux et tiers ! L'innnortel Maisonneuve, 
Attendri, leur mettait le havresae au dos, 
Et, dans ees frais gaillards, vénérait des héros. 

2:-nie VERSET.— ,SV>/o. 

Sm- leurs pas s'éjjousaient la erainte et l'espérance ; 
Souard les bénissait, les Bourgeoys et les Mance 
donnaient île la cliari)ie à ces futurs blessés, 
l'onr un instant rapiile encore caressés. 

3:Mne VERSET.— />*(o. 

Ils sortent dés l'aurore, en chiuitant, de l'église ; 
Braves, ayant pour guide un vol de draiwau blanc, 
Jls marchent vers le fleuve où, sur la ti.}de l)rise, 
Déjà la vaguelette atlile son taillant. 

4èuie VERSET.— ,VuAa 

"Adieu," clame Dollard que la foule contemple, 
"Si la mort nous refuse, attendez-nous vain(|ueurs," 
Ils partent saluant le i)euple énm, le temple : 
1,'éi-hange des adieux fait paljjiter les cœurs. 



ô:-me VERSET.— Dmo. 

C'est un concert de voix aux accents héroïques 
Qui disent : "Va pour Dieu, la Vierge et le devoir !" 
l>es yeux sont éljlouis et les ondes épiques 
Pour voir et pour porter les barques de l'espoir. 

6ènie VERSET.— >S'ofo. 

Closse et Leinoyne, amis que la gloire aime à suivre. 
Pensent : "Quel beau départ !" et se disent entre eux : 
"Oh ! si de l'air du temps ce peuple pouvait vivre, 
La charrue en congé, nous serions de ces preux !" 

7ème VERSET.— I>«o. 

Ils s'en vont, emportés par le galop des rames. 
Enivrés d'idéal et l'œil dans l'avenir ; 
L'ange du dévoûment a pour harpe leurs âmes. 
Celui de Montréal plane pour les bénir. 

Sème VERSET.— ,SV>fo. 

Eux verraient leurs destins écrits dans les cieux vagues, 
Qu'ils s'en iraient encore après les avoir lus. 
O vous dont les regards les suivent sur les vagues, 
Priez pour vos sauveurs : ils ne reviendront plus ! 

A. (iUINDOX, S. S. 



—54— 



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Char de Dollard et de ses 16 compagnons 



Dollard 

Keprc'seiit v 
par 

M. Orner 
Desrochers 




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Ù-«-O-»-0-«-O-«-t>-*-I>»-O-»-O-«-<ï»-0 ••O-»-0»-<J-»-0-»-O-»-O-»-O-»-O-»-O «-O-'-O'-O -0 -0—0 -Oi-0— 0—0— 0—0— 0—0— 0—0-0 -0—0—0—0—0- 

— 55- 



Compagnons 

de 

Dollard 

Représentés 

par 
Messieurs 

O. Gauiin 
E. Bérubé 
A. Harper 

E. Lavigne 
W. WhaUn 
L. Laroche 
H. Fréchelle 
Jl. 'Parent 
Jl. Larose 
L. Lavigne 

F. Chevrier 
L. /Irtisais 
Dinis Roy 
L. Laroucf.e 
E. Laroche 
L. Viau 



D. Du puis 
J. Cayer 



Ce char est fourni par l'Union St-Joseph du Canada, Conseil No. 2. 

Les membres de cette belle et nombreuse société de secours se sont fait un honneur de suivre ce char 

des Sauveurs de la Patrie. 



• »-if-»-i;i.»-i;i-t-i;i-»-i;y»-i}.»-i}-»-i}-»-i^»-i;h»-i;h*-i^»-if»-iit-»-{^ 




1660. 



Parmi les héros (|ui défendaient à cette époque la Nouvelle 
France, il ne manquait pas d'honnnes intrépides et prêts à sa- 
crifier leur vie pour sauver la colonie. Dollard et seize autres 
braves de Montréal jurèrent devant les saints autels de se sacri- 
fier pour sauver leur nouvelle patrie. Ces braves reçurent les 
sacrements de l'Eglise et se préparèrent à mourir. Accompa- 
gnés de quelques sauvages alliés, ils attendirent les Iroquois 
sur la rivière des Oataouais, et se retranchèrent dans un petit 
fort en très mauvais état. Les Iroquois, au nombre de 700, ne 
tardèrent pas à se présenter devant ce fort. Le siège dura plu- 
sieurs jours. Ils ne purent se rendre maîtres de ces faibles re- 
tranchements qu'après la mort du dernier Français, et^ après 
avoir sacrifié un grand nombre de leurs plus braves guerriers. 

Les vainqueurs furent si étonnés de la résistance (|ue leur 
avaient opposée ces dix-sept Français, qu'ils renoncèrent à leur 
projet d'attaquer Québec. 

COMPAGNONS DE DOLLARD. 

Trop longtemps les noms de ces sauveurs de la patrie ont 
été inconnus, il est temps qu'ils passent à la postérité. 

Un jour peut-être, sur les rives de l'Ottawa, les généra- 
tions futures leur consacreront un monument ; alors elles inscri- 
ront en lettres d'or sur la pierre ou le bronze ces noms désor- 
mais immortels : Adam Dollard dcft Orineaux, Jacques Brassier, Jean Tavernier, Nie. Tillemont, Lau- 
rent Hébert, A. de Lestres, Nie. Josselin, Robert Jurée, Jacques Boisseau, Louis Martin, Christophe 
Augier, Etienne Robin, Jean Valets, René Doussin, Jean Lecomte, Simon Grenet, Frs. Crasson, et les 
deux enfants des bois, Anahotaha et Metewemey. 

—56— 



Adam T)ollard, Sieur des Ormeaux 

Représenté par 
Monsieur Orner Desrochers. 



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I L*Union St Joseph du Canada. | 



Conseil No. 2. Succursale Notre-Dame de Grâce, Hull, Que. 



2e \'i(i>Pi!i:sii)i:\ T : A. l.aln'llc 
.\ii)rri:i lî : I >. Mniiii. 



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^J}. .T. (). Pfslanrirrs. ifii^i'nr. .1. Uciiiluinll, ('ciisciir. 



ri;:>il>i;N r ; 1 >r .1. 1'. .\n-|i:inili:iiill. 





( 'knskik : O, I)ni|iicli('. 
< 'oMMisv V ii;i:-( )l'lin\N \ji:i i; : ] .. I.ciliii 




E. CanMi. Icr Virc-rn's. i;. 1', (.iiciiin, O.M.I., Cliauclaiii -1 il i'>riaii'.i<T. Sccrvlainv 







.1. < irait Mil, Tri-sdiitT. 



(i. Ma.-M', X'i.-ilrur. 



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l Encourageons nos Sociétés Catholiques et Nationales. | 

h Travaillons au succès de l'Union St-Joseph du Canada. ^ 

• ' ' ■ ■ ' I. . I 1.1 ■■ I. .1 ■ ■- I - ^ « 

4 L'Union St-Joseph du Canada. î 



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j' Mutuelle. 
Sa Nature. -. Catholique, 

[ Canadienne-française, 
j Bénéfices en Maladie, 
Ses Avantages. P)énéfices en Inx'alidité. 
I Bénéfices au Décès. 

[ Brillantes, 
Ses Finances. Florissantes. 

[ Solides, 
Bénéfices payés depuis la fondation . . , , 
Bénéfices payés en 1 910 



Pro<4'rès Matériel 
Son Objet. | Proi^rès National 
[ Protyrès Reli^^ieux 
i Sage, 
Son Administration. Progressive, 

' P^clairée. 
( Nombreux, 



Ses Membres. Dévoues, 
[ Choisis 



$1,500,000.00. 

233,325.18. 



T>;i iiioyciuu' d'â^c la ]i]iis liasse de toutes les soc 
]ilus busse (le toutes les sociétés mutuelles : i> par mille, 
toutes les sociétés mutuelles : IS. .j par cent. 

27,000 MEMBRES. 



iétés mutuelles : o2 ans. La moyenne de décès la 
La moyeime de recrutement la jilus haute de 

300 SUCCURSALES. 



l>•<^•Hî^-•<^••H:>■•^>•<^•<}••<^•••^>•^>••<^•••^>•«•;îh•^C^••<^•••o••••<>••<^^<^••<ï••<^•••^>••^^^ 

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i 6ième GOUVERNEU R DE LA COLONIE. f 



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^ M. D'AVAUGOUR, représenté par M. Ov;7a Doous/. ^ 



^ . ,. .. . ? 

•^ .1/, <l A>'<t}i(l<)in\ ffiyu verve nr. — Lo baron Trciiihlfiiiciifi^ <//' terri'. — I/intci-vcnîion du 6 

• . ..... . • 

(lAvaiip^our. vieii.x soldat, franc, loyal. l)ravt'. mais c'\v\ \int justiHer It's sa<ies mesures de I «'"V("'(|m'. à- 

V d une opiiiiâtret*' peu coiinnune, succv'da à M. Pendant six mois, à diHV'icn-es iiiter\ all«'s. des et 
i d Argenson. treMd)lements de terre se firent sentir a\ee xiolen- Y 

1 Le nouveau gouverneur, «outint «lahord ee sur une .'-tendue -le 200 lieues. Durant ces se- f 

Y Mgr de Laval défendant le trafic de l"eau-de-vie, . i i i ^4- i - i * 



sous peine (Tencourir les censures de l'Eglise, Vu^ 



cousses tei'i'ihles. les animaux ntf'oN's eoui';iient <le 



O- 



<? ,. • x i.- X • t ' tous côtés en poussant des cris et des hurlements <? 

• nanvre tenane. sunirise en contravention et letee ' • 



pauvre fenane, surprise en contraveutit)n et jetée 



'^ 



^ en prison, demande sa grâce par l'entremise du «iuistres. La po])ulation .'•pouvant«'e se rendait ^ 

i père Laleniant. Le gouverneur, blessé de cette aux t'-glises. entourait les confessi.tnnaux et se li- i 

^ démarche, répondit au père avec humeur : -'Si vrait à la pénitence en criant misZ-ricorde. J.e sol ^ 

^ pour cette fenune la faute n'est pas punissable, c,,^ entièrement bouleversé, mais ce qu'il y a de ^ 

h elle ne le sera plus pour personne. " Malheureu- , , i- • « j. li. îf- 

i . . , . . ))lus extraorduiaire, c est (|Ue personne ne ])erdit î 

■à sèment il tint parole, et les désordres devinrent si . ^ • ^ 

i , nf 1 T 1 ■ ' 1 la \ ie. A cette occasion. le iwre Lalemaiit ecri- x 

Y grands que Mgr de Laval jugea a propos de pas- ' i? 

I ser en France pour s'en' plaindre au roi, et d'A- ^ait : "I^ ciel et la trrr.. n.uis ont pari,: bien des | 

i vaugour fut rappelé. fois dei)uis un an " ^ 

—59— 



I SEPTIEME GOUVERNEUR 1 

I M. de MESY 



• 



Représenté par M. Eugène Charron. | 



? — -t^^ — t 

^ Moeurs et coutumes des premiers Canadiens. — Les premiers Canadiens ne déoénérèrent ^ 

i^ pas de leurs ancêtres. l.a piété présidait au loyer domestique. La prière se faisait en I 

^ commun, le Benedicite et les Grâces se récitaient à chaque repas, et on ne commençait aucu- 1 

^ ne action importante sans faire le signe de la croix. La gaieté vive et franche de L'esprit I 

^ gaulois régnait dans les familles. Des cHvertissements honnêtes, des repas qui, comme les X 

i agapes des premiers chrétiens, réunissaient les parents et les amis, la x'isite des malades, X 

^ l'assistance des pauvres et des orphelins, faisaient, pour ainsi dire, de chaque paroisse, une X 

^ communauté religieuse. Le jour de l'an amenait, comme aujourd'hui, des souhaits, des X 

^ voeux, des cadeaux et des réjouissances. Le journal des Jésuites (1645-1668) note les i 

^ compliments, les présents qu'on se faisait. ^ 

^ Les enfants ne manquaient pas, la nuit de Noël, de suspendre un de leurs bas à la X 

^ tête de leiu's lits, pour recevoir les étrennes du petit Jésus. X 

^ Tous ces usages, embaumés de la charité la plus tendre, de l'affection la plus cor- 1 

^ diale et de la piété la plus sincère, rendaient aux premiers Canadiens la Nouvelle France 1 

^ aussi chère que la Caule l'était aux Francs. X 

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{j.»^5...i>..-{>.«-£>-»-î>..H:>-.-<>-«<}-.H5^-».<}..^5-«-j>..O^...û...0...û...ij...î>...0...i5-..-^^ 

—60— 



IMITONS CES BEAUX EXEMPLES. | 



•••O-»-<}-»-O-«-<}.».Û...0...0..-Q.,.0.,.Q...0,,.0.,.i2.».o...{3...o..-{3..-{5...{5-«O-*O-«O«O-»O-*O»-O-«O-»O-*O-»O^ 






Huitième Gouverneur 



Monsieur de Courcelles 

Représente par 
Monsieur Odilon Lagacé. 



M. (le Courcelles. liduiuie actif. ])ru<k'nt. 
expérimenté et conciliant. ))rit assez d'ascen- 
dant sur les Iro(|Uois pour leur t'aiie respec- 
ter le traité de ])aix silène en !(>()(). ce (|ui 
permit à la colonie de j)ren(lre un développe- 
ment considérable. Mallieureusement. à des 
talents réels, à un mérite reconnu, de Cour- 
celles joio;nit ces petites susceptibilités de 
caractère (pli entravent la tâclu' de ceux (pli 
doivent tra\ai!ler de concert à une même 
oeuvre. 



Neuvième Gouverneur 



Monsieur de Frontenac 



Représenté par Monsieur Louis Longpré. 



1672 




1682 



i,iiuis <lc Huade. i-ointc de i-'i'oiitcuac. licu- 
teiiant-uénéral désarmées ,Iu roi. fut le succes- 
seur de M. de Courcelles. Il arriva à (Québec 
dans l'autiiiniic ijc KiT-. 11 a\ait. dit ('harlc- 
\i)i\. l'esprit pt'Ui't l'ant, ferme, fécond et ladti- 
vé : mais il était snsce|itiMc des |)lus injustes 
préventions et capable de les pousser bien luin. 
Sa capacité ('«iiilait sa valeur ; per.-ionnc ne >ut 
mieux exercer sur les peuples (pi'il ;ii>u\crna, 
cet ascendant nécessaire pimr les retenir dans 
le rcsiiect. 



— Gl — 



^•••^•••0-«-<>»-<i-«-<>-«-0-'-<>-«0-»0«<J-*-<}-«-<>-*-<3-«-<^«-<}-»-0-»-<5-«-<J-»-<>»-<>«i>-«-0-^ 

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DIX-SEPT CADETS DU COLLEGE 

qui, le soir du 25 juin 1911, ont représenté parfaitement la lutte acharnée de Dollard et de ses 

Compagnons contre les Iroquois. 



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Vive 
Dollard. 



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Honneur 

aux 
Cadets. 



DOLLAR]) DES OKMEAUX ûtait représenté par M. Couture. 



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Dixième Gouverneur 



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Onzième Gouverneur 



Monsieur de la Barre 

1682 à 1685. 



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Représenté par 

Monsieur C. K. Déziel. 



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—63— 



Monsieur de Denonville 

1685 à 1689. 
Représenté par 

Monsieur O. Lambert. 



Lf inai'i(iiis lie 1 )cn(iii\ illi'. eulniicl îles 
«Ira^diis. (|ui avait l'ait iucunc '\v i-oiitam' t t 
il lialiiK'tc rt lit' '|ui mi jimuait attcinhf de 
la iVniiftc et <k' la vi<i'U(tir IdiMUic les cir- 
e-iiiist iiu-rs I cxiotTaicnt. 



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Ce char a été payé par l'école St Thomas d' Aquin et | 
préparé par Mlle M. Hudon, institutrice. 



■ 



Vénérable Mère 

f Marguerite 

I Bourgeois 



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INDIENS.- .4. Laroce, O. Guer/n, ©. Bertrand, O. Larose, £. /Roi/, A. Bisson, E. Sauvé, A. t 
Poitevin, O. Çleason, Ç. Charette, M, Jol]), R. Gravel, A. "Paquet, E. Biais, C Taquet, ^ 

R. Montpetit. t 

à 

—64— 



1653-1700 

Fondalriee de la Congrégation de 
[I^olre-'Dame. 



Représentée par 

Mlle V. Bissonnette. 




f Les trois fils de Charles Le Moyne. 



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DLberville, Sainte-Hélène et Maricourt 

Représentés par messieurs Moïse Lafleur, Rosario Labelle et B. Girard. 



Ces trois héros à la baie d*Hudson. 




Avant (lo porter la ovu'irc plusieurs jiortam's. arriva au lac Ahilfilii 



ilaus les cantons iro(|Uoi>s. «le 
DuKMvillt' Ndulut (!«''!oner l(\s 
Anglais dtvs postes IVanrais dt- 
la hait' d'Hudson. Soixante-dix 
("anadieus, sous les ordres de 



(|ui se jette dans la haie Jhhh'.s. Le trajet avait 
dur('" trois nioi>s : 'Il fallait être ( 'anadiens. dit 
lidcijncr'dic île lu l'ot/ir rir. poui' endure?' les ili- 
eoniui()dit('^s dune pareille traverse. Les Torts 
Moiislpi et liiijx'rt i'ureiit eni|)ortés d'assaut, et le 
(V Ihcnùlley de Salote-Hélhic et l'oit K'itcii.ifrlioïKi ne se rendit sans résifstance. 
di' Mil l'irnurt. et 80 soldats. Après ces brillants e.xploits. de '^Pro\«'s retourna à 
conmiandés ])ar le clwriilu'r ilr Montrt'al. et d'Il)erville resta k la haie «IHudson. 
Ti-d !/*'>■:. furent ch.iVojés de l'ix- ])our rétablir les attaires de la coni])a<rnie du Xord. 
l^vlition. Le père Sij/rir les Les Anglais ne se tinrent ])a.s pour \aincus. et 
acconipaifnait ( 1 ()'S()). Ce petit essayèrent de re|)renilre le l'ort Kilc/nlr/nxHUit' : 
bataillon d'élite se rendit en ra(|Uettes jusfpi'au mais d'Fberville. à la tête de (piatorze lionnnes 
Lona-Sû 'lit. traînant les lourdvs baj^ai^es seulement, les repousvsa avec vicijuenT-. et s"eni))ara 
sur des folxiiiuiii's. remonta l'i hitiioim is de leurs vais.s<'aux. (piil auK-na triompbalemejit à 
en canots. ])rit le lac 'JVtn iscaun iniiic. et. ajjiès (,)u<''l)ec, 

—65— 



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__rTrs^^ /t.'" !i».-iSfcE!^!^>£>'c.v.«.K'#.s':i'îrp.*.». .'.r , v 'i»^' .. 

LE SIÈGE DE Q UÉBEC EN 1 690. 

Paroles de Frontenac à l'amiral Phipps : "Allez dire à votre maître que je lui répondrai 

par la bouche de mes canons. " 








Ce char a été fourni par l'Alliance Nationale, Cercle Notre Dame de Hull, No. 64. 

—66— 



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LE SIEGE DE QUEBEC EN 1 690. 



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M. P. A. MEILLEUR, 

Commissaire Ordonnateur. 



FRONTENAC, 

Représenté par M . Delphis Grondin. 



M. A. BARRETTE, 

Officier anglais. 



MESSIEURS 

Aitliur (ïrondiii. M. De N'atcmu's 
CIéi)plias Houc'lior. oHicici- aiiiilai.s 
Euo;ène Minianl. 
Del})liis Lauzon. " " 

Wilirid Hôbeit, porto-drapeau 
Napoléon Vanasse. soldat 
Delphis Lalonde 



Autres personnages historiques représentés par 



MESSIEURS 

Aljiiiiiiisc Pdirici-, soldai 
Napoli'-nii 'l'iH'iiililay. soldat 
Ku^ciic (iri'iiier. soldat 
Arthur ( "liantiiiiiy. soldat 
Euirène lîourda^t'. soldat 
• losi'plial lîoutot. soldat 

('<»ii liiisxai rrx-()r(li>i)<tuiteit r^ : P. A. Meilleur. .losejili Renaud. Israil Lainli'iault. 

Albert Çravel, James Fleming, charretiers. 

G7— 




L'ALLIAN CE NATIONALE 

COMITÉ DE RÉGIE. 




■0- W. llclieit, (■«Mii.-Onl. .(. A. Kthiei-, liitrci lucteur. U. P, Pelletier, O.M.I,, Cliapelain. Dr H. Tusse, Méil.-Kx. Eii'i. Méiianl, Ciiiii.-Ora- 

—68— 



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1 L'?\LLIHNeE NHTIQNHLE. î 

t '. '. ', '. — ! '. ^ 

^ Société de Bienfaisance et d'organisation nationale pour les catholiques de langue française. ^ 

t CERCLE NOTRE-DAME DE HULL, No. 64. f 

■ 



Bénéfices : 

Iiiih'mvit! : .?ô.()0 par semaine 
• pendant 21) semaines par année. 
^ Maximnm. 8400.00 dans eliaijue 
O fils. 






et] 

Age d'admissibilité : 
de 16 à 55 ans. 

Contributions à taux fixes, gra- 




Capital de Réserve 

l)ans sa caisse de dotât imi 


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( assili'niice de vie. ) L'C 
se|iteiniire l!ll(l SI 


,1)1)7 


Sliil.ll? • 

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iMilis ses cais-es hx-ales 




(Il s malades, an 1er jaii- 
\ ier liMO 


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l 'ans sa laisse eeilti'ale de- 




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inalades, '.M) seideliiin'e 
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Tut al l,:i:«,872..ïl) ^ 



y^près // ans d'opération ? 

Kft'ectif : L'H.DtH) ineiiilii-es en ivgle ^ 
an Irr jiiilhM 1!H(1. j 



Nninliie de cercles en r,~jrle au ier • 

(ictul.rc Itlltl :i()(i P 

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l duées, d'après l'âge à l'admission. ». km. „. uo„.n .evi,..-.>,_,si,..,u,u.„.,.,a.. '^r';"de'al;'h'"!ctu;;ri:'it;;;';'''''' ,„;; l 

X ' r 3 1 Allmiicf Natioiiak', 1111 ili'.s clistiii^ucs i>nitiMir> i.,_n .... u 

t a,.i..vt... ^ 

d Btireati : 154 R.\»e Priiicipe^le, H\sll. ^ 

o TELEPHONE 4099 B. P. 332 A 

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O..<j..<>..<>...O...O...O..<}-.<}...0-«-a-«-O-«-2-«-Cf ••<> .-o «-O-'-O'-O «-O-'-O «-O-'-O «-O-'-O .•0-»-O «-o .<f-.0 .-o -o -O-O «-O'-O «-o .-O'-O-'O-O «û 

—(5!)— 



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TROIS GOUVERNEURS. 

M. de Callières, 1 2e gouverneur, représenté par M. J. Gauthier. M. de Vaudreuil, I 3e gouver- 
neur, représenté par M. M. Bélanger. 

M. de Beauharnois, 1 4e gouverneur, représenté par M. E. Fournier. 



Monsieur 
de Callières 

('■tait doiu' 
iruiictiTaii- 
(Ic t'cnnt'li' 
et (I ' u n (■ 
ra Yv \)y\\- 
(lence. 1 I 
tint les li'd- 
i|U()is en é- 
cliecet cdii- 
tiiiua Ffi'U- 
vre (le ^f. 
(le Fronte- 
nac. 




M. de 
Vaudreuil 

lit tous ses 
efforts |iour 
(in[H" (• Il e r 
les Iro- 
(|Uois (le se 
(1 ('• e 1 a re r 
eonti'e les 
Fra n ea i s 
dans' la 
uuerre (| n i 
\ cnait iV (■- 
dater entre 
1 a F^ranee 
et l'An-le- 
teir>'. 



cî'SC de ^eauharnois, {l 726) fut un gouverneur sage, prudent et expérimenté. 

—70— 



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c-.-o-' Q-o—c-o- o-»-o-« o-«o«0' o-«o« o«D«o-»o« o-« o* c» o» O-0- Q-a- o« c -a- o-«-<j-« d-« o-» c-« o-« o-« o* o» o* o* o •••0-" 
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t Mllt MnhAnnt ht 'BtulnuB. 



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IVuiliint riUltonilu- de l(i!)2. les lrn(|U()is se n'- dats dccuik's à t';iirc In clias.-c du d:iiii:ci- i\u\ lc> iiif- ^ 

Y liandiivnt par petites ))iind('s. à W-rclirrcs et dans les nacc I,c fusil au luas d un chapeau d Imniuic <? 
■^ environs, peur lever des chevelures et rava;;er les rrânenient |i()sé .-ur la lêle. .Madeleine |iai-ait en>uili' 6 
à eanipatriies. l'n jour le fort n'était pas i;ardé, (1) sur les remparts pnur y faire rullice de sentinelle. ^ 
O Mclle Madeleine lie IV/vZ/frcs, âgée de (|Uatoi'ze ans. \j< iriii|Uois. cioyant le furl liien uai-di', n'osèrent t 
^ ses deu.K jeunes frères, (les vieillards, des femmes et apiu-orhei- pendant le jour. Connaissant leui- ruse, i 
i (hx enfants seuls se trouvaient au village, Madelei- ^ladileine passa la luiit à épier litns niduvenieiits. ^ 

• ne. s' étant rendu au bord du fleuve pour donner Les ravag( s (pie ces farouches emienns excrcèrcnl <? 

V <les ordres à deu.x (lomestitpies, entendit à (|Ucl!|Ue dans les environs et les ciis frénéti(pie> de leur jnic p 
P distance des coups de fusils trahissant la présence (le féroce n'effrayèrent point >on c(.uraj:e. ■"I-JiHn. le ^ 
O (piarante lro(|Uois (pii se dirigeaient sur elle. Dans jour i)arut. dit la jeune héroïne dans son mémoire. ^ 
^ une course rapide, elle s'élance vers le fort : les Iro- et le soleil, en dispersant le> tiiièhrcs de la nuit, i 
î (|Uo!s font feu, et (piarante halles sifllent à ses oreil- sendila (lissi|ii'r aussi notre (hagrin et le danger ipii ^ 

• les sans cependant l'atteindre. Madeleine se |(réci- nous menaçait. " liie semaine ( ntièic s'était écou- à 
Ç )>ite dans le fort, en referme la porte, i)énètre dans lée lors(iue le lieutenant de Lu Mmicric et ipiarante o 
^ la redoute, distrii)ue des armes et des munitions à soldats envoyés de .Montréal pai- .M. de Callières. ^ 
9 ceux (pli })euvent s'en servir. ])uis, par un coup de arrivèrent pour purter seeouis à celle dont la valeui'. ^ 
^ canon et une décharge de mousipu'terie. tient l'ennr- selim l'exprtîssinn du pdète, n'avait pas attendu le i 
? nn à distance et avertit les im)issonneurs et les sol- noiuKre i\r< ann(''es. ^ 

o I )eux ans auparavant. Mme de N'erdièi-o avait o 

^ 11) M. -le Ven-luVes .-tait M (Mél.e,-. le- eullualem> au.^si défendu pendant deux jciu-s le UK-'Uie Inrt .( pie ^ 

à aux eliaiiii..s ,.| les soldats laisaieiit la clia.-se. l'arkniail a|)|.elle le ('IkiIkiii ihi unncn., A\\ ( aliada. ^ 

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Char fourni par la Société des Artisaris Canadiens-Français, Succursale de Hull. 






(Os 













Madeleine de Verchères était représentée par Melle Ime'.da Charron. 
Les autres personnages par Melle Alhertine Théberge, et par MM. E. Bélanger et L. Charrette. 

—72— 



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O A. K. IJciiilic, Sff.-uiih. M. Ui'slI 



Société des Artisans 
Canadiens-Français 



## 




Succursale de Hull 
No. 20â. 



I'. II. (■han..n, l'r.-.i,|,.ill. 



l:clM|)^, h-i N'.l'rt 




I. A. \:iliii i.' \'.-l'i-. 



U. l'. l..ilon.li', ((..M.I.. Cl'ap.l.iiii 







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/.. i;..nrli.T, S.-c.-Tr. 




A.liiilMiill T. I.iu-inix K. A. l.alullr K. l,i-};aiill .1 . i;. I i vpaiiici ^ 



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•0'»0-»-O- O- 0-«-0- -0— -O-'-O-'-iS— O— O— -C-'-O-'-iJ-'-O-» O-«-0--0-«-O-*-D-<3-»-C-»-0— -O-'^ ••-0-»-C-»-0-« O- i>-<i—ïl-»-C-<^-<—<i—0—< ••■■D-'-cJ 



La p/us forte Sociélé Mutuelle Française d'Amérique pour les Canadiens des deux sexes. 



Le 2S clrceiiihi'c I.S7(), la Lr^is- 
latuiv (le la Province <le (iiu'bec, se 
rendant à la deniaiide d'un ]>etit 
irroupe de pétitionnaires, sanction- 
nait l'acle incor])orant la Société 
des Artisans, ("et te Société coini)te 
donc anjoni-d'lmi lrente-cini| an- 
nées d'existence. 

I'"ii .\nii''rii|ue, il est ])en de so- 
ciétés anssi vieilles, qui accusent 
■uitant t\v vitalité, une inoyenne 
il'âji'e an-^si l)asse, uiïe réserve aussi 
consiilérahle, un système de recru- 
tement et d'administi'ation aussi 
saj;e et aussi éclair'é. 

Elle a eu iiarnii ses ])résidents 
des honunes (|ui se sont toujours 
faits reniari|nei- par leur éuei-.uie 
connue par leurs \ertus civi<|ues, 
et ces honnues ont tâché de faire, 
et ils ont ]iai'faitenient réussi, de 
leur société, la société du pen])le 
jiai' excellence, 

VA\v existe anjouril' htii ])arlout 
où l'on rencontre des descendanis de la race frani.aise en 
Améri(|ue : c'est ainsi (|u"elle comjjte de très Itelles et tr's 
fortes succursales dans les Provinces ^laritimes connue dans 
l'Ontario, dans l'Ouest Américain connue dans la Nouxclle- 
Auiileterre. Elle comjjrend plus de o5,0tW niemhi-cs, tous 
Canadien^ français et catlioli(|ues, et elle est, dans le irem-e, 
notre ]ilus belle ori;anisation nationale. 

An point de \-ue de la nationalité, elle a fait un travail 
considéraiile. ( iràce à elle, les différents <irou|)es de notre 
nationalité', disséminés un juni partout, sont liés entre eux, 




se comiaissent et s'entendent, et à 
ce [loint de vue, elle nic'rite l'en- 
coui'; <;emeiit de tons les Cana- 
diens. 

Elle le mérite d'autant i)lus 
(|u'elle est en même temps une so- 
ci('t('' d'affaires ; ses directeiu's ne 
reculent devant aucun sacrifice ; 
tons les lundis soii's, ils se réunis- 
sent en séance, jiour y discuter, jus- 
i|u'à une heure avant-ée de la nuit, 
ce (pli ])eut intéresser la Société, les 
moyens propres à l'aj^riindir et à 
l'asseoir sur des bases de plus en 
]ilus solides. Et si l'on considère 
(|Ue les diiecteurs ne l'eçoivent au- 
cune ri'muuération, on ne jieut 
s'eni]i'"cher d'admirer leur zèle. 

( )n peut jufi'er <lu bien ()u'elle 
a fait jiar l'énorme sonune de 
$8,4^8,242.21), versée jusqu'iei, soit 
en bénéfices ]niyés aux malades, 
soit en bénéfices jjayés aux héri- 
tiéi's et si l'on consi<lère que sfin 
urplus dépasse encore $1, :'.'')(), Ol). (H) et i u'elle compte au- 
delà de 400 siiccuisales, il nous faut absolument arriver à la 
c()n(d,usion que la Société des Artisans est l'une de nos plus 
belles* institutions linanci.'res et qu'elle fait certaineinept 
honn^m-à nos compatriotes. 

J^a convention de juillet UiOli a décidé d'ouvrir aux feiii- 
me.s'canadiennes les jioi'tes de la Société. 1011e étendra donc 
sa'protectiou siu- tout l'élément français, tant au Canada 
qu'aux Etats-Cnis, et sera pour notre race une sauvegarde 



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—74- 



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contre le paupérisme. 



SOYEZ ARTISANS ! 1 



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Quelques-unes des raisons pour lesquelles vous devez faire partie de la Socie'le' des Artisans Canadiens Français. 






T Elle est hi plus t'ortt' socii'-té df st'coui-s imi- ii/)/i(ls à hi ( 'aissc dis iiiiihulcs imi 1 !)()!! cl /// (// Ç 

liU'Is, fraiiçdist (l\inii'i-i(ii(( . pnui' les Ciiua- appils eu 1!*10. ^ 

clit'iis-t'raïK'îiiS dis deux sexes. J^e inoutMiiî ainsi feiiil. ourse aux iii('iid)i'es ^ 

Elle eiiiôle soii.'i sa haniiière, les Canadiens- eu li)0!) e1 1!)1() i-!'|)i(' sente une somni' de ^ 

fi'an(;ais, les Atailicn-; et les Fraueo-Anu'ri- .^"OjKKl.OO. soit r.iie 1:10 cnne de >|2.()(l à cli;,- ^ 

^ ■ 1 ô 

i tains. (|Ue nieinhi-e. ^ 



m 

$ sociétés de secours mutuels de toute TAiiié- ^^''''"^- ^•l">'-«'^«<'>'t 1'' ^•''■•'■'' M'-i li'arantil la 

^ ri.,ue. plus grande surelé. ^ 

? <-. ^ 1 ,. V , ■ , ,• II t'i^l supei'tlu d insister sur les résultats • 

<f Ses fonds aeeuuiuies a la caisse en maladie. ,.,,,, ,, .,• ■ i> 

S. , ,„,, .,,. V ,.,-, n^, matériels de la prevovance. Il siitlit iinur s en • 

a au 1er mai's 1!)11, s élèvent a -i-J*.! (.).22. , ,- '■ ^ , , , <ï 



l'allé t'ait affaires dans les différentes pro- Ses fonds aceiimiiiés à la (•ais-;e aux décès. *^ 

vinces du Canada et dans les Etals de I,! au lei' mars 1!)11. s'élèvenl à -+1 .4;)4.')74..')li. 7 

Xoiivelle-Aiigleteri-e. Elle émel des eertilicats de Caisse aux dé- 

Elle comiite 4-4-.') smcuisales. (Ts de ^t^KH) à >f-!2.()(l(). 

Elle est administrée avec économie. I/assiiraine sur la \'ie étant un conti'at ipii 

Elle est essentiellement catholiipie et na- s'étend à un grand 110 idire <rannées. il esl 

tionale. essentiel ipie ceux (pii veulent s'assurer, tout 

Sa position fiuaneiéiT la j-Une à la tête des ''J' ''^""^ protégés en cas de ma'adie ou d 'ac- 



6 

9 



rendre comjite d'envisager à tous les degrés 
Elle paye $5.00 par semaine, pendant T) ,,,. ,--,|„,„,. ,,,, j,,,,. „„„ ,,,. ,|,„. 1 •..■enmulatio;. J 

I semaines par année, à ses sociétanvs malades. ,j^,^ ,,j^.j_^ ,,,^.^ ^,^^ puissance .-ntro les mains <!,• * 

1 Les secours en maladie sont garantis au:-: riiomme ])our l'aider à élever sa famille ou ^. 

^ sociétaires par la Caisse centrale. sui)i)()rter lui-méie.e les maladies, les iuliruii- 

i Les Artisans n'ont eu à payer qii;' (l!r ti's et la vieillesse. 



0..<}..4>..<j..O-«0»-0«-0-»-0»-0-»-0-«-0«-f>-»-0«-0«-0»0»0»-0«-0-«-0-«-0-»-0»0«0»0 OoO'O'-O'-O'-O'O'-O'O'Û'-O^O'-O'O-'O-^à 

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I MONTCALM A CARILLON. I 

t ==^ ' ? 

* Ce c/?ar o été fourni par les Forestiers Catholiques, Cour Notre-Dame de Qrâce Ne. 2C5. P 

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( 'arilloii ! je te revois encoi-c. 
Non ])lus liélas! connue en ces jours bénis, 
Où dans tes nmrs la trompette sonore; 
Pour te sanver nous avait i-éuuis. 



.le viens à toi, (|uan(l mon âme sueeoml)e, 
Et sent déjà son courage faiblir, 
Et près de toi venant chercher ma toml)e, 
Pour mon drapeau, je viens ici mourir. 



.<}...o...i>...o...c>...o-.-o-»-a.-o-«-a»<>-«a»-o«-0«'O-»-0«-o«-o-«-c>«-o-«-^»-o-»-o-»<ï-»:>-»-o-»-o-»-o»<>^ 

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Ordre des Forestiers Catlioliiiues ^ 



Cour Notre - Dame 




de Grâce No. 205. 



La plus grande société eatholii|iu' cxistaiitc, 
ayant 149,826 membres en lègle au 1er juil- 
let 1911. 

Les taux de l'Ordre des Forestiers Catho- 
li(|ues sont les plus bas (|ui existent. 

Nous émettons des polices d'assurance de 
i1<250, ^500, >i^l,()00 et i^2,00(), et IjénéHces en 
maladie avec cha(|ue police. 

Depuis la fondation de cette Ordre, nous 
avons payé aux veuves et aux orphelins au 
delà de (|uatorze millions de dollars. ^14,- 
000,000.00 en bénéf'ce en nuiladie trois mil- 
lions, .+8,000,000.00, et nous avons un fonds de 



résci-vc de près de trois millions, • $3,000,- 
OOO.Od. 

'routes j)ersonnes (|ui ont l'intention d'en- 
trer dans une société sont priées de prendri/ 
information des soussignés officiers de la cour, 
tous délails leur seront fournis avec plaisir. 

W. COrLOÛlP.p], Clnf h'aiHjir, 
WILFRID OlIARETTE, Scc.-Arvh., 
IS. C'IIAKETTE, Sec-Fin., 

eus. ROUSSEL, Tiu's. 



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Officiers de la Cour Notre-Dame de Grâce No. 205 
,^. ^ — ""^^^ '^^ l'ordre des Forestiers Catholiques. 



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Is. C'harctte, Sec -airh. Dr.]. \]. FuiUaiiif, ?*Ii'(kciii. J)r K. TaHsr, Crateur. 




Wilf. Cliarette, Sef.-Fin. 





('<ni]oiul)e. Sentinelle F. Diiaire, Sentinelle Art. Riel, D. H. C. Ranjier. N. Deeaire, Condiiet. L. Vezina, Conduct. 
<}-.<>-..<}-.-a-»<J-»HC}-.<ï-.H5-'<î-»-l>-»HC>-»-0-»<}-.H:>-.<}-.HÏ-.-<}-.-{ï...iï-.-i>...<^-.S>..H^ 

—78— 



t OFFICIERS DE LA COUR NOTRE-DAME DE GRACE No. 205 DE L'ORDRE t 



DES FORESTIERS CATHOLIQUES. 





Kfv. P. (iiu'iliii, ()..M.I., ( liiiiiclaiii. WiltVid ('onliiiiilic. Clict I!:iii;rer. iiiciiihre «le 

la li'j^iiiii (rimniu iii' ilc rcinlic clcs Foiestiei's ( athoiiiiufs 






( 'lis lîcMisscl. '1 l'iViii-icr. 



f (). FftxhfUe, Sviidic. T. île Cd-li, Kx ('. K, X. Thri-ianlt, \\ ('. H. .F. ISiMlanl, S\-iiilir. LL^Kliii I h'mu , i' < \ ii i l ir. X 





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Corps de Musique des Citoyens d'Ottawa 

Qui a fait très bonne figure dans la procession. 



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Jliirrlrvr cl foiidali'in; M. ("of.«ky. SdK.-Dimh-in; M. Puntl)riaiit. J'n.^idml, H. Ouellet. Viir-Pn'siilnit. O. Fn'chetU". 
S,c,;'tiiiri\ S. St Jean. .1/'((.svV-/V//x.— MM. Lt'tourneau. ^auvc, Heanvais, Collins, Dallaire, l.ai'liaiict", Primeau, l.aiielk', (.lalia- 
ilci, 1ah-i nite, Furtier, (iallviii, Beaudry, Poii^-, Penas, Alarie, Hetty, I'>lais, Houtliier, Kodeiic. 



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M. DE LA JONQUIERE. 1 5ième Gouverneur 

Représenté par M. Art. Robitaille. 

^I. (le la JoiKinii're, iioninié i>ouverneur dn Canada, fut cliarjiv «le l'epremlre LouislKiur<j:. Son exjHMlition ne lui 
pas heureuse : l'escadre (ju'il connuaiulait fut atta(|ué ]»ar les Anjjlais sur les côtes de l'Ksiiaiine et dut se rendre aprrs 
un eunibat de cinci heures. M. de la Jonquiôre fut conduit en An<>leterre connue prisonnier de fjuerre. 

Par le traité d'Aix-la-Chaiielle (1748), l'Aniileterre restitua à la France Louisbourjr et l'ile Royale. 

^I. de la .Jon(|uière rejirit possession de son «iouverneiuent en 1749, mais il mourut 8 ans ajjrCs. 



M. LE MARQUIS DUQUESNE. lôième Gouverneur 

Représenté par M. E. Talbot. 

Guerre de sept ans. Héroïsme des Canadiens.— Pendant un siCcle entier, le peu])le Canadien a victoriensenient te- 
nu tête aux tribus iro(|Uoiseset aux colonies anjrlaises. Pour en trionijiher, il faut (|ue la i)uissante Anijleterre arme 
ses Hottes, mette sur i)ied ses armées. Sans se déconcerter, la nouvelle Fi'ance iicctjite la lutte : lutte jrrandiose, lutte 
glorieuse, s'il en fût jamais. Les années (jui s'écoulent de 175.T à 17t)() sont peu nombreuses ; mais elles sont inan|uées 
par de si éclatantes victoires, qu'elles comptent comme des siècles et (|u'elles suttisent à immortaliser les héros (|ui y 
prennent part. 



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M. DE VAUDREUIL, fils, ]7ième Gouverneur 
Représenté par M. Pierre Labelle. 

Le ministre de la jiuerre, M. d'Ariienson, ayant découvert en INIontcalm de rares (jualités el une hante intel- 
ligence, le tit nommer pour remplacer le baron Diesko. De simple colonel-briuadier, il était élevé an grade sui)érieur 
de lieutenant-général des armées du roi. ^lontcalm s'embarqua au port de Brest (."^aoùl); il était accomi)agné dn 
chevalier de Lévis, plus tard maréchal de France, de M. de lîougainville, alors capitaine <les dragons, et de M. de 
liourlamaiiue, ingénieur et colonel d'infanterie. Après avoir couru les dangers des croiseurs anglais, des brunies, des 
bani|uises et d'une tennicte de 90 heures, ^lontcahn, escorté de son état-major, débarquait à (Québec le 1.'^ mai 17ô(>. 11 
ne trouvait à opposer aux (5(),t)0() Anglais auxquels rien ne niancjuait (pie 5,300 soldats mal nouiris, mal (■lianss('s, mal 
payés, et n'ayant d'autres nuuiitions de guerre que celles (pi'ils prenaient à l'ennenn. 



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Loyauté des Canadiens-Français envers l'Angleterre. 



300 Canadiens, sous les ordres de Salaherry, repoussent 7,C00 Américains à Chcieauguay. 




Colonel de 

Salaberry 

Krepn'seiité 
par 

Monsieur 
Chs E. Marchand. 







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Le char de Salaberry a été fait par M. Paul Reinhatdt. 



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Honneur à ce patriote et à tovis ceux (|ui l'ont aidé dans ce tra\'ail grandement apprécié 1 

par le public. ^ 



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PAPINEAU. 

Président de la Chambre à 
26 ans, exerça par son éloc|uen- 
ce entraînante une orande in- 
fluence sur la population du 
Bas-Canada. 

REPRESENTE PAR 

MONSIEUR ADELAKD THIBAULT 



LAFONTAIXK. 

" (Juand inêine la connaissance île 
la langue anglaise nie serait aussi 
t'aniiliCre (|ue celle de la langue fran- 
çaise, je n'en ferais pas moins mon 
])reinier discours dans la langue de 
mes compatriotes, ne fût-ce (|ue pour 
protester contre cette cruelle injus- 
tice de l'acte d'union ijui tend à 
l)roscr!re ma langue maternelle." — 
( Belle leçon pour nous. ) 

Représenté par M. H. Montpetit. 




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SIU <;. K. CARTIER. 
L'ami intime de Sir J. McDo- 
nald fut le chef du parti conser- 
vateur de la province de Quél)ec 
pendant jirès de 25 ans. 

Représenté par M. A. Myre. 



Les luttes parlementaires tiient connaître encore un orand nomljre d'honnnes remari|ual)les ]inr 
leur talent oratoire, leurs connaissances des lois et leur amour pour la patrie : Bédard. Cuvillier. Ques- 
nel, Morin, Bourdages, Viger, Taché, etc. A cette liste de patriotes célèbres doivent s'ajouter les noms 
de Ludger Duvernay, fondateur de la fête nationale <les Canadiens-français, du poète Crémazie, des 
historiens Bil)aud, Garneau, Ferland, et du i)ubliciste Etienne Parent. 



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I Dévouement de nos Canadiens à la cause de l'Eylise. 



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M. P. Dumais 

Ex-Zcuave Pontifical 

<jiii u t'oniiii fi' vliur. 







Les Zouaves Pontificaux à Rome. 

^ Ce ch.'ir était occupé par le Cercle Mazenod, de l'A. C. J. C. de la paroisse de 
ce Sainte P'amille, Ottawa Est. 

—84— 



La Dévotion des Canadiens au Sacré-Coeur. 

Une des plus belles pages de notre histoire. 




:\r. JEAN HAKl'KR, (|ui 
a pirpaiv ce char. 

Matelots. 



Messieurs Auger, 
Harper. Legault, De 
Repentiony. Séguin, 
Fleury, Courval. La- 
r()((ue, Caron, Aubr}-, 
Filion, Gauthier. 



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sûreté sur la mer ora^^euse de ce monde. 



Canadiens, soyez fidèles à cette dévotion au Sacré-Coeur, et vous pourrez voguer en àr 



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La Garde d'Honneur du Sacré-Cneur 



La Garde d'Hon- 
neur du Sacré- 
Cœur de Notre-Da 
me de Grâce de IIuU 
compte aujourd'hui 
au delà de 6,000 
membres, doht en- 
viron 3,000 homines 
et jeunes gens. 
L'heure de garde, le 
soir du premier 
vendredi du mois, 
devant le Saint Sa- 
crement exposé, de- 
Directeur de la Garde d'Hon- vient de plus en 

plus populan'e a 
l'église Notre-Dame de Grâce, et on a 
vil jus(]u'à près de 3,000 personnes à la fois 
envahir l'église, pour assister à cette heure de 
giivâe. 

Cette année on a célébré avec un éclat ex- 
traordinaire la fête du Sacré-Cœur. M. le 




R. P. LANIEL, O. M. 1. 



docteur Antonio Pelletier va nous en faire le 
rapport détaillé: 

* * * 

L'épopée mondiale, de siècle en siècle, iu- 
di([ue à l'admiration des peuples, certains 
faits éclatants, héroïques, sublimes. Une na- 
tion, dans son histoire générale, s'enorgueillit 
d'une élite d'hommes de talent, de génie, ou de 
(luehjues événements remarquables. Urfe ville, 
comme une province, comme un village, com- 
me un individu, a, dans sa vie, des moments, 
des jours, des circonstances extraordinaires, 
dignes de l'attention, de l'enthousiasme im- 
médiat et capables de laisser dans le souvenir 
des traces indélébiles. Eh bien ! la ville de 
HuU vient de se distinguer, de sortir de sa 
paix ordinaire, de se montrer, à la face du 
pays, comme ville du Sacré-Cœur! 

Je sens ma plume inférieure au sujet, au 
moment de peindre aussi exactement que pos- 
sible, le féerique spectacle qui s'offrait à nos 



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ytaix émerveillés, le vendredi soir, 23 juin 
1911, à Hull. 

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Calme parfait; aucune brise; température 
légère, douce; des rues très propres; un peu- 
ple recueilli. 

Comblée d "une foule pieuse, l 'église parois- 
siale est ornée au dehors et au dedans de l)an- 
derolles, de fleurs d'argent et d'or, de jeux de 
lumières électricpies. L'orgue accoinpagnii 
avec majesté les hynnies des chœurs et de la 
masse entière des fidèles. 

Après le sermon, les adorateurs de l'Hostie 
entonnent: "En avant, marchons", et la pro- 
cession commence à défiler à travers les rues. 

Elle se rend sur le square de l'Hôtel de 
Ville au milieu duquel s'élève une arche tou- 
te flamboyante de centaines de lampes élec- 
triques. 

A l 'avant-garde, les petits enfants de 8 à 
12 ans, costumés en marins, nous impression- 
nent favorablement. A leur suite, les filles 
de IMarie, nonibreuses, suivies des Dames cîe 
Stc-Aime, des dift'éi-entes sociétés de secours 
mutuels, de la fanfare de r.os amateurs. Ces 
excellents musiciens nous enchantent avec les 
plus choisis de leurs morceaux. Suivent lés 



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—87- 



congrégations des jeunes gens et des hom- 
mes. 

L'fnfanterie des Cadets escorte militaire- 
ment l'ostensoir. Dans ce grou[)e, noits 
voyons des jeunes hommes de 12 à IH ans: 
élèves des Frères. Ils ont intinu-mcnt im- 
pressionnés les spectateui-s. Leur marche 
exactement cadencée, leurs mouvements avec 
leurs armes, leur tenue s;ins reproche, leur 
air distingué et martial, la fierté de leur eon- 
tt'iiance, tout "-ela rend compte d'un travail 
(jue nous sommes fiers et orgueilleux de ren- 
contrer chez de braves garçons qui, au lieu 
d'employer leurs heures de loisir à courir les 
rues, préfèrent s'instruire en s 'amusant. 

Quatre échevins supportent le dais. Le 
inaire suit, entotiré des membres cathoiiiiues 
de son conseil. 

Trois mille personnes défilent ainsi en pro- 
cession. Chacune tient au bras, comme un 
étei'dard levé vers le ciel, de jolies lanternes 
coloriées sur les(|ue]les, en relief. Se dessine 
l 'image du Sacré-Cœur. 

Sur le parcoui'S de l;i procession, les ci- 
toyens de Hull, sans distinction de race ou de 
foi, ont artistement décoré leurs maisons. 



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Des pavillons du Sacré-Cœur, des pavillons 
canadiens, des pavillons anglais, des pavillons 
américains, ornent les rues, les fenêtres, les 
IJortes, et surplombent les dômes des édifices 
l)ul)lics et privés. 

Toutes les demeures, la plus humble comme 
la plus somiîtueuse, sont illuminées par un 
nombre incomptable de lanternes. 

Chacun a rivalisé dé zèle pour le succès de 
la démonstration. 

Au moins dix mille lumières éclairent les 
rues. 

Pour se rendre bien compte de la splen- 
deur de ce spectacle, il convient de ne pas 
oublier que cette fête religieuse se déroule 
vers les 10 heures, dans la beauté sublime 
d'un soir idéal, au milieu d'une foule qui doit 
certainement se chiffrer au moins entre les 
luiit et dix mille personnes, foule paisible, 
respectueuse, vibrante, sincère et bonne. 

La foi de notre peiiple a pour ainsi dire 
I)ris un corps : celui de la masse enthousias- 
mée, pour vivre ses mystères glorieux au sein 
de notre ville. 

En ce moment, solennel comme on en voit 
rarement, tout le monde, protestants comme 



catholiques, a l'attention soulevée, l'âme re- 
cueillie. 

Alors, le R. P. Laniel, d'une voix ferme 
distincte, et facilement portée par un écho 
tranquille, nous dit : 

' ' C 'est le jour de la consécration de la ville 
de Ilull au Sacré-Cœpr. Soyons heureux de 
consoler ce C(rur en lui promettant notre 
amour, en ce momeiit tristement mémorable 
oîi les vieux peuples déchristianisés des vieux 
pays, renient le Dieu qui a fait leur gloire 
passée, gloire qui rejaillira sur nous si nous 
sommes fidèles à nos traditions nationales et 
religieuses." , 

Après ces paroles, le Maire Archambault, 
lit une consécration solennelle de la ville au 
Sacré-Cœur. 

Ensuite, a lieu la bénédiction du Très Saint 
Sacrement. 

Qui donc pourra jamais peindre le tableau 
sublime de cet élan de foi au moment où tant 
de milliers de fronts prosternés adorent le 
Sacré-Cœur et que de tous les poumons s'ex- 
halent des cantiques saints, soutenus par le 
cuivre sonore des fanfares. 

Pendant le salut, des fusées s'égrennent 
dans le ciel étoile, le canon, d'instant en ins- 



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tant, gronde et tonne à tons les éelios (|ni 
multiplient et grandissent sa puissante voix. 

Dans la foule, «juand les eanticjues se tai- 
sent, c'est l'impressionnant silence du re- 
cueillement et des solitudes profondes. 

Autour de nous, le feu de milliers de lan- 
ternes; au-dessus de nos tètes, le feu des étoi- 
les vacillantes qui semblent nous conteinpler 
comme autant dVcux d'anges; dans notre 



cœur, c'est le feu de notre amour se répan- 
dant en actes d'humilité, aux pieds du Sacré- 
Cœur; et sur l'autel, dans l'ostensoir divin, 
c'est le feu de l'amour immense du Sauveur 
Eternel . . . 

"O Dieu! gloire à toi, pitié pour le pé- 
cheur!" 

ANTONIO PELLETIER, 

Mt'dcciii à IIkU. 




LA DEVOTION AU SACRÉ-CŒUR CHEZ LES ENFANTS. 

Conseil de la Société du Sacré-Coeur du Collège Notre-Dame. 

MM. Raoul Déziel, Président ; Raoul Séguin, Vice-Président ; Philéas Charron, Secrétaire ; 
Emile Benoit, Trésorier ; Romulus Beauparlant. Cérémoniaire ; Edouard Renaud, Ivanhoe Gali- 
peau, Aldège Duquette, Marins Couture, Paul Danis, Zélateurs. 

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(Enmtté ht^ rAUtanr^ iHustrak în^ linntréaL î 



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Musique du 65ième Bataillon. 



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ALF. PELLETIER, 

1 résoncr. 

A. ARCHAMBAULT, 

jcr Syndic. 

E^G LALIBERTÉ, 

2icme S\'nclic. 

P. A. LAJOIE, 

^ième Svndic. 






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\\\7.(-A\ l'cllct'u-r. l'ivsiik'ut. 

l'^fs. Ilri'V, \'ic('-l*f('.«iilciit 
l'.lz. l'clîfticr. jr., Scc'.-Arch. 
L('(i[). Svl\;iin, Ass. Scc.-Arch. 
lî<>(li>l]>hc (iiii^Tiis. Sec.-1'in. 



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C COLAS, 

Servent d'Armes. 

/. B. PELLETIER, 

Bibliothécaire. 

IS. MORISSETTE, 

Ass. lîibliothécaire. 

ARTH. ROULEAU, 

Régisseur. 



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/. /. GOULET, Chef. ALPHONSE PELLETIER, Sous-Chef. 



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Corps de Musique du 65ièine Bataillon de Montréal 

qui avec la b-enveillante permission du Lt.-Col. Labelle, est venu prêter g-^atuitement son concours aux 
fanfares de la région d'Ottawa et donner ainsi plus d'éclat à notre fête nationale. 



Merci! 




Merci! 



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Honneur à ces br-aves musiciens (|ui n'ont |)as ci'aint de s'expostr à l)ien des ditficult('\s 

pour' faire ce beau (^este de ])atri()tes. 
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Au R. P. Pelletier, 

Organisateur de la St Jeaii- 
Paptiste à Hull. 

Révérend Père, 

Je ne puis que souhaiter à Votre fête na- 
tionale un grand succès et des résultats prati- 
ques. Il ne me sera pas possibte de m'y asso- 
cier autrement que par mes voeux et mes prières 
et par la bénédiction que j'envoie, dès mainte- 
tenant, à ses organisateurs. 

Ci-inclus, une gerbe de pensées, liée par 
un amour de la patrie, éclairé de quelque 
expérience. 

Votre tout dévoué en N. S., 

P. K. R()\\ 

P'vêqiie d'Eleuthéropolis. 

Québec, 17 mai 191 i. 

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COUP DE CLAIRON PATRIOTIQUE 

L"ink'ini)t'riiiu'C' est 
le produit de mœurs 
soeiiile?' que tous ont 
contribué à créer, dont 
tous se plaignent, et 
(|Ue bien peu sont 
prêts à amender i)ar 
des sacrifices person- 
nels. 

l'ne xonfff a Jc^irra- 
(/lU'.s ([iC elle iiirritr, par- 
ce qu'elle (I IcK irrayiics 
qu'elle fal)ri(jiie.'' 
Depuis cent ans, le i^ire ennemi de yotre ra- 
ce a été l'alcool. 11 a notablement retardé son 
épanouissement intellectuel, et a fait des brèches 
iiTé]iarables à sa vigueur ])]iysique. 

Par lui nos vertus domesticjues ont été pro- 
fondément ébranlées, et notre développement 
économifjue retardé, et peut-être com[)romis. 
Guerre h r<ilc(>nt ! 

C'est, à riicurc prést'ute, le mot d'ordre le 
])lus nécessaire, je crois, qu'il faille donner au pa- 
triotisme des ('anadiens-Français. 

y. B. — Le résultat jyrati que que n ou. "^ il en irons de 
Inuf votre coeur : c'est de voir MM. les wevibre.'< du 
conseil de rille de Hull frurailter à diminuer le uoin- 
hrc des Itotels le plus tôt possdile, jusqu'à ce que nous 
n'ayons plus à Hvll qu' un hotcl par 2,000 âmes de 
]>opidntion. LE COMITÉ. 

—02— 



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Lutte des Canadiens contre le monstre de l'ivrognerie. 






La Tein- 
])éra 11 (• e, 
c' es^t la 
santé, 1 a 
]) a i X, le 
l)()nh e u r 
et la ])roi?- 
périté. 










T>a Tciii- 
l>('r:i 11 ce, 

(■"est 
riiMiiiicvir 
(les t'nniil- 
Ics. et l;i 
uliiiri' lie 
la iiiitiiiii. 






Ce char, dont le plan est le résultat d'un concours annoncé dans le Bulletin <lr la Tau jx- f<t ik'c 
était précédé d'une cavalcade dont cha(|ue cavalier portait une des lettres du mot TEMPERANCE. 
* Le corps de musique du (ioe Bataillon, autrefois le Corps Musical de Tempérance, fondé à Montréal jjar 
le R. P. Pelletier, avait aussi sa place d'honneur près de ce char. Plus de $200. 00 avaient été dépen- 
sées p<iur donner à la tempérance le plus d'éclat possihle. Htinneur aux otiiciers et aux membres de 
la Société de Tempérance et île la Ligue Anti-alcooliciue. 



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MEMBRES DU CONSEIL DE LA SOCIÉTÉ DE TEMPÉRA NCE ET DE LA 

LIÇUE ANTI-ALCOOLIQUE. 



idciit. 






J. O. lH'sliim-ici> 
Kx-l'nV. 



F. A. Lahelle, Piv.«. de la 
J.ijiUf Antiak'odliiiue. 



MM. A. J)eslauiiers. h^r V. Prés.. P. H. For- 
tin, -le y. PréH., Ad. ('liarroa, A. Keoimbal, 
Isidore Bertrand, O. ])iriger, G. Leiebvre. 
Isr. Ménard, Noël Peterscn. J. Aujrer, F. Sincen- 
nes, A. Thibault, J. Lel)lanc. P. Auger, L. Four- 
nier, Frs Grégoire. M. Glienicr. 8. (Jayer, O. Flé- 
chette, G. Lariot, G. Jean veines, O. Dalpée, M. 
Médard. O. Pk'audin, M. Godreau. P. Gilbert, T. 
.Alartineau. J. B. Laçasse. Bellarniin Noël. 




Iv. P. Pelletier. DiiQctenr. 



Siimli ridix (le lu iciiijihriiirc, 
Ii'cnits iiD.s rtn/.r cl nas scniieiit-s ! 
?\()ii.-< 1/ scroii!^ ■■^(tns <Uf(till(iiirc, 
Art. Man^^eau, Secrétaire. Fidèlcx jKUioiii, fii timt Iciiijjx .' 

— 9i— 




Xoniiaïul 



, Coin. ()i(l. 
•0..O.»K3..):j...0. 



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î ment et le desmteresse- 

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^ ment de nos Prères en- 



LES CANADIENS ET L'ÉDUCATION. 

L'iciivrc nationale |inr cxccllciicc. c'est réduratimi catlioliiiiU' cl |)atrii)tii|nc il( 
ri'iifancc et ilr la jeunesse ; car reiifanee et la jeunesse S(int le pays ih 
(kanaiii. ( l'aul, areh. de Montréal. ) 



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St Jean-Baptiste de 
La Salle. 



Admirons le dévotie- 



seiena 



nts et de n 



(_) s 



f excellents instituteurs 
ainues. 



4^ 







^ I"^. V^ézina, représentant l'Améi-i(]ue ; P. I'^. Lallamme, représentaiu l'Kurojie ; L. Normand 
• représentant l'Asie; H. Benoit, rejjrésentant IWiruiue; W. Caron, rej). l'Océanie. 



■•- o—o—o^—ù-^-o ••0—0 -o -o- a«-vv«-o- «cv «-o ••o-»-o-«-o-«-o»-a-—o-«-o «-o • o- > «•a-»-o-«-c>-»-o-»-çi-«-o-»-o-»-o-»-o «-o ••a-«-a -o-'-o-»: 

—93— 



Les Canadiens Français et Tart dramatique. 

Graiipe (V (Kiciirs du ('crr/r Sf Jc(ni. de Hall, ijui oui utterprl'té h drame patriotique Canadien : T^a. famille xans 
nom, du à la jihniie de (îeriiiaiii JhauUeii. Ce drame a clôturé les fêtes de la S. Jcan-Bapti-str. 

Le public a tou- 
jours su appré- 
cier comme ils le 
méritaient les ar- 
tistes du Cercle 
St Jean. Aussi, 
à cette séance 
patriotique, il y 
avait salle com- 
ble. -:- -:- -:- 




1 1 t'sl l)()ii lie iiiciilioii- 
iier les messieurs (jui 
iiiit aidé au succès et 
i|iii ne Hjrurent pas : 
"SIM. Jos. Laflaiiiine, 
A. Charron, K. Du- 
[Miis, ]). l'arent. H. 
Hcinliatih, A. ("outu- 
rc, W. Thcriault, etc. 



K. LiiiKige 1^. Limoii-e A. Dupont A. ^Nloussette L. Lanc F. Mai-'eau 
T.. Charrette Kuj>-. St Jean H. Laperrière 8. Banlne A. (iclinas 

K. Benoit K. Desrosiers K. Bureau, F. E, St Jean W. (iauvrean Jos. ^'arin \V. (f;'linas 
l'e \'. Président Secrétaiie \'. Prés. Régisseur Président ."Metteur en scène 

O•••0•••C^■••a••■C^■•<^•••<>■••<}■••O■••i>■••0•••0•••C^••■0^••<^•••0■■•<^••<^•••0•••O••<^•••O■••O•••^ 

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l M. J. î 

COLLÈGE NOTRE-DAME DE GRACE, HULL. f 

DIRECTION. t 

ij Ce Colir^fit' est dirige ])ar les Frères des Ecolrs clirétiemies, dont les ini'tluides deux fois séeulaires ont X 

X. subi tous les ])ert'eetionneiiieiits en ra|)])ort avec les besoins du ti-nips et des pays où elles ont étéai)|)li(iuées • 

i et ont valu aux disciples de saint J. ]>. de la Salle de Itrillants sueeès aux expositions universelles dans les i 

Y deux mondes. ^ 

t ENSEIGNEMENT. ^ 

<î , . , . _ A 

^ I/enseignenient est réparti en (piatre cours appelés : prvjxintldirr, ilhiu'iil<nr(_\ iiioi/nn (i .^n^tl rieur, dont t 

^ voici les différents ])ro<iranunes. i 

i CoKrx prciHinifoirt. — ('ati-cliisnie et Histoire Sainte ; Français : lectui'e, épellation, déclamation : alii'égi' ^ 

■? d'histoire nationale et de (iéoiir.iphie ; Calcul, écriture, dessin (rornement, iiVnniasti(|Ue et chant. Les ^ 

■p- élèves sont achnis à suivre ce cours dès Vîigv de sept ans. i^ 

^ CoKr-s î'Ihiit'iitdirc. — Catéchisme et Histoire Sainte ; Français et Auiiiais : lecture, jiranuuaire, analyse 1 

^ et déclamation ; Histoire nationale et («éo.uraphie ; .\ritlnnétiijue et calcul mental ; écritur<', dessin d'orne- i 

4 ment, gynniastique et chant. '? 

i Coirr nun/<'n. — Toutes U's s])écialités du cours élémentaire, et de plus : le style épistolaire, le toisé, le ^ 

P connnevee : factures et eorrespondances faciles ; le dessin linéaire et la sténojiraphie. -û- 

è- Cour Siipl-riciir. — Toutes les spécialités <.\vi^ deux cours i)récédents, et de plus : la littérature, 1" Histoire ^^ 

^ g-énérale, la gé()ura])hie connnerciale, la eomptaliilité et les affaires de l)an(pie : la loi connnerciale, la ,u(''o- ^ 

1 métrie, l'algèhre et la dactylouraiihie. Dans les trois cours, la langue anglaise est enseignée avec s(»in. • 

k MOYENS D'ÉMULATION. h 

<i ^ . . , . A 

• Un livret faisant connaître les résultats obtenus est donné chaque semaine aux élèves. Les livn'ts ne i 

T doivent être remis aux ])rofesseurs (ju' après avoir été signés par les parents. Le premier lundi de chai[Ue Ç 

Y mois, une mention honorable de premier ou de second degré est accordé aux élèves dont la conduite et le ii 
■à- travail tmt été satisfaisants. Des compositions mensuelles sont faites par le F. Directeur, et les noms des ^ 
A douze preniiei's élèves de chaque classe sont inscrits dans un tableau d'honneur figurant au ])iU'loir. 1 
î. Y 

—1)7— 



ç .-O-.-D-'-D— 0-'0-« O'-C- Ù- O- 0-»-0-« 0-' i. •■û-« 0-« O-»-D-«-0-« O—C—O-O-O-O-O- < ••■O" <}-»-0-»-D-» ■D-«-0-*-0-*-0-*-0-»-0-«-<5-- Û-"-i:. •••0->^0 



COLLÈGE NOTRE-DAME DE HULL 




R. P. Prévost, O.M.I. 

Cliapclain îles Frrics dc^s 
Kcoles ('hivtieniiey de- 
puis L'.'i ans. 






VISITEUR 
R. P. Guertin, O.M.I. 




C'olli.Vo' Ndtre-Daine de Ilnll. dniiiiaiit l'instruction à SOO élèves. 



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L'Ecole Gauvin, tle la paroisse du S. Rédempteur de Hull, est aussi sous la direction ^ 

f de la nu-me communauté des Frères. On compte à cette dernière école environ _|00 élèves ^ 

f qui fré(iuentent assidûment les classes. ^ 

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LA GYMNASTIQUE. 

Char préparé pour les élèves de Vjicadémie Sainte ^arie de V^otre-T)ame de Grâce de Huit 




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M. Pierre St Jean, do- 
nateur du char. 






Merci à ce bon 
patriote. 



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Élèves qui ont pris part aux exercices de Gymnastique : 



Mlles Marie Sauvageau, Mélina (iroulx, VaU'da Courville, Yvonne Laroche. JMerei'dCs riclu'% .^iitcinettc (iodhout. ^laria 
Couture, Eiéonore i)e.«jardins, Annette -Ha)j)er, Laurette ( hàt illon, Béatrice Boinievi lie, Marie- .Anne 1 )e^l)r('.-J. ( iracia ( 'ayer. 

<} Maria Xadon, .Mélina lioucher, Annette Keaucliani]), Keine-Aimce Mclié, Ktgina Kimiottc, ii-.'ne Noiiiiand, l'ertlie Tréan 

î de C'ii'li, Rose Bclani;er, llernieline Sa\ard, AInui l'essiei', Kvelina .\fl(i(|ue. 



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ACADÉMIE SAINTE MARIE, 

DIRIGÉE PAR LES RÉVÉRENDES SOEURS GRISES DE LA CROIX. 







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Vénérable Mère 
Veuve d'Youville 

I70I-I77I 



FiHiilatrice en 
1747 (les Sd-iirs 
lie la Charit', 
ilile.s Sœui-s ( iri- 
fc-es. 



Visiteur 

Le Rev. Père 

Bourasfa, 

O.M.l. 






Le fcniplc que \. S. i»rétei-e à tout autre est Vâme dcx ciijanl.s, cjuand elle; est em})ellie par la orAcc et 
A-ieruc (le toute souillure. Les di recteurs, (lircrfrirex et autres iiixtiftiteiirs de in jetmentfC, animés de Tesprit et 
lies seutiineuts du Divin .Maître, s'a])pli(iuer()nt à y déveloi)per avec la vie surnaturelle toutes les disjjosi- 
tions, toutes les vertus clnvtiennes, éb^iuiiant avec soin tous les périls, et l'accoutumant au sacrifice du re- 

uonceiuent à soi-même. 

—100— 



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L'ŒUVRE DE NOS INSTITUTRICES LAÏQUES. 



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P Les élèves 

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Q nent l)ieu 

1 leur récréa- 

• tion, tra- 

V V a, i I 1 (■ n t 

^ bien à l'é- 



NOS PETITES ÉLÈVES EN PROMENADE. 



C!3Ct] 



^ elasse. 



î} tude et en 

ssc. 




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— loi— 



CtlCt] 



Ce ehar a 
été préparé 
))ar M elles 
lî. Ma.ldre, 
L. Pépin, 
A. Besset- 
te, institu- 
trices. 



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Char de l'Eco'.e Reboul, Quartier 5. 
De nombreuses et _^"entil!es élèx'es prenaier.t leurs ébats sur ce char. 



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ECOLE REBOUL, QUARTIER 5. 



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Cette école est 
fréquentée par 
environ 200 élè- 
ves. 



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Institutrices : ^?- 



Mlles L. Lefeb- 
vre, B. Madore, 
L. Pépin, A. Bes- 
sette. 






VISITEUR 

Le R. P. Pelletier, 

O. M. /. 






Ces bonnes petites élèves ont voulu représenter comment elles 'savent s'amuser 

p:n pr(3Menai)e. 

—102— 



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CHAR DONNE PAR LES ELEVES DE L'ECOLE ■ SAINTE ANNE. 



Messieurs -, 

D. Leblanc, 
L. Morissette, 
A. Leblanc, -■' 
P. E. Guénette. 
R. Lesage, 

E. Berge m n, 
L. Audette, 

F. Lesage, 
L. DAoust, 
L. Lambert, 

V. DeslaurierSi 
O. Villeneuve. 




Messieurs 

\V. ('(lutûre, 
K. (iiiénette. 
H. Guénette. 
A. C'iiairette, 
H. Leblanc. 
O. ( 'harroiT, 
.1. N. Marenger 
L. Viau, 
E. Det-jardinf^, 
K. (T-uithier. 
W. Roy, 
.1. LainljerL 



Ce char a été [)réparc par Melles I), Caron et C. Déziel, insiitnirices. 

HONNEUR ET MERCI. 

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ÉCOLE SAINTE ANNE, Quartier 5. 






Une centaine de 
bons petits trar- 
çons, espoir de la 
patrie, fréquen- 
tent cette école. 







Institutrices : 

Mlles D. Caron 
et C. Déziel. 

VISITEUR 

Le R. P. Pelletier, 

O. M. I. 



Elèves des deux classes qui ont fourni le char : L'espoir de la Patrie. 

—104— 



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INSTRUISEZ 

VOS ENFANTS. 




KCOLK CATV IX, 
Paroiis>-e Saint K(''(l(:'iiiiJtenr. 




ECOLE St THOMAS D'A(jriX, 
Paraisse Xotn'-Danie. 




FORMEZ VOS ENFANTS 
A LA VERTU. 



REV. FRERE MARC, 
Directeur ilii C'ollèjie Xotic-Daiiie 



21 Frères des Ecoles Chré- 
tiennes enseignent sous sa di- 
rection au Collège et à l'école 
Cauvin. 




K('()I>K SAIXT .lOSKI II, 

Ti'tieault\ilk'. 



ECOLE St JEAX-RARTISTE, 
Paroisse St Rédeiiiptenr. 




—103— 



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Commission Scolaire de la Cité de Hull, 1911-1912. 




^r. INJiiise l,a\fr<lm-t- 




.[()S. ]'i^EVOf«T, 
f^t'fi't'tiiire Tré!<. 





H. P. (uieiiii), U.M.I. 



J. I.AVERDriiK. 

Ai<^. Sec. Tivs. 



M. .fOS. ('Ai;(»N, Pivsidciit. 




Personnel enseignant. 

lM T-^n'''rcs des Kcdlcs ( 'lnvticiiiics. IS Sa-tirs fii'isos' 
(le In Ci'dix. •"') instituteurs laïiiucs, ]S institutrices 
:M. Ilectdr [.el)l;iiic l;iïi|nes. Cyrille Laçasse 

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f M. l'abbé Sylvio Corbeil. 

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ÉCOLE NORMALE, HuU, Que. 



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Srst0ttB (Hanabt^uB-ÎFrattratfi 





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])(']iiiis lcS;U, fê- 
ter l;i St-Jeaii-Bnp- 
tiste. est <k' ti'iuli- 
tioii nationale ehez 
les (/aiuiiliens-fi-an- 
eais. 
'$ Cette inaiiifesta- 
lion signifie (|U 'au- 
trefois loin de se 
hiissn- (nçjlohrr par 
(les vaiii( pleurs trop 
souvent rudes et ar 
l'ogauts, nos eoiii- 
[)!• Antonio IVllcticr. ])atl'ioteS ont S.i 

troiivei- dans leur vigueur luiturellc des 
moyens ef^ieaees pour cxtériofiscr leur franc 
r(fiis d'ilri (ihsorhis. 

Aujourd'hui. notr(> fête ])ei'])étue cette peu 
S('e. cette conviction. Elle démontre en niêm^^ 
temps que les fondateurs de jadis a,vaient 




raison d'fspn-rr et de croire: car le peuple 
canadien a gi'andi, a pris ime consi-stanee et 
une ampleur telles cpie les vainqueurs s'en 
émeuvent et s'étonnent. Dans l'avenir la cé- 
lébration de la St-Jeaii-Ruptiste prouvera 
cha(|ue aimée (|ue )to>is ne rt eulons pas comme 
des ])oltroiis. ijne nous ne sommes pas des 
esclaves à tontes sauces; mais (|Ue nous sa- 
vons, dans la lutte pour notre vie nationale 
ou individuelle, nous fr<n/( r un larg^e chemin 
et parr< iiir aux places les jilus honorables 
dont nous sommes dignes à grand titre. 

D'ailleurs nos œuvres sont là. 

Ouvrons notre histoire, cette chère his- 
toire nationale, tant abandonnée et mal- 
heureusement trop ignorée, cette bonne 
vieille amie (|Ui saura toujours nous con 
soler. nous rappeler notre héro'isme, nous 
encourager et mettre du cœur au ventre de 



|■<^.■0•.•<J•.•0••■^>••■0••■t>■••0•••<l■••0■••0■••0•►0••<^■••O■•^:^•••O■••O■••O••<^■••O■••O■••0••-0•••0•►>••O 

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ceux dont le caractère molasse vacille entre le 
patriotisme et la lâcheté. 

Regardons avatoiir de nous: autre preuve! 

Dans la vie, ceux des Canadiens Fi-aneais 
qui veulent travailler réiissis-sent comme pas 
un. ]\Iais il faut malheureusement reconnaî- 
tre ([ue nous, Canadiens, nous négligeons iin 
peu trop le travail ou la persévérance à l'œu- 
vre. Il nous faudrait heaucoup plus de ténacité 
dans nos entrepris."S. Sachons vouloir. Regar- 
dons un but toujours ftevc et )narckons droit 
à ce l)ut sans défaillance. 

Ne nous mettons jamais dans la cervelle 
que les autres .seuls peuvent arriver au com- 
ble de leurs espérances. Surtout cessons nos 
luttes fratricides (^fercier). Tandis qu à 
nos côtés les Anglais, les Irlandais, les Juifs. 
etc., se groupent et s 'entr "aident, que voit-on 
souvent? Les Canadiens-français se comlutt- 
tre.. . 

Par cette tactique détestable, nous ralen- 
tissons considéral)lement notre course au suc- 
cès. 

Aidon-s-Hous donc les uns les autres: poli 



ticiens. commerçants, honnues de professions, 
ouvriers, riches ou pauvres ! 

Si nous voulons conquérir l'(stinic des au- 
autres nationalités, estinions-noiis d'<\\)nr(l 
nous-mêmes, aimons-nous et sout( nons-nou.i 
comme des frères d'une impos-ante et très no- 
ble famille. 

ALLONS. UX PET D'UXIOX, S'IL 
A'OUS PLAIT ! 

X'e nous humilions pas devant des soi-disants 
génies étrangers. Ne renonçons pas lâche- 
ment à notre entité nationale sous le sot et 
méprisable prétexte r|ue nous ne sommes pas 
en majorité de nombre. Sachons, mes frères 
Canadiens, mes bons amis de IIull. sachons, 
oui, l'honneur au front, nous montrer dignes, 
toujours et en toutes circonstances, de l'admi- 
ration et du respect de n'impoi'te quelle na- 
tionalité. 

Et pour cela, temins à l'intégrité de nos 
droits. FIDELITE A XOTRE FOI, A 
NOTRE LANGUE. A XOTRE RACE: Voilà 
notre devise la plus belle, devise que tout 
Canadien-français doit comprendre, aimer el 



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défendre, dans ses actes individuels, dans ses 
actes nationaux. 

Des cris féroces, des injures, des atta(iues, 
des menaces à nos concitoyens d'antres origi- 
nes ne conquerront jamais le respect qui nous 
est réellement dû; des applatissements, des 
soumissions lâches, des abaissements de chiens 
battus, nous rendront ridicules et méprisa- 
bles. 

Soyons des " IIO^LMES " dans ce qw. 
ce mot a de ])lus grand et )tous arriverons à 
qiKhiiii chose! 

Noire foi, ne la l'enions pas! Notre langue, 
])ai'lons-la ! N()lr( naUonalilr, soyons-en 
fiers ! 

Pas n'est besoin, en religion, d'être bigots, 
de se scandaliser pour rien, d'être hypocrite, 
ou d "exhiber des manifestations éclatantes de 
piété et de plaindre avec componction eux 
qui n'ont pas nos halntudes dévotieuses. 

Noire foi. défendons-la plutôt par notre vie 
de chrétien sincère. Que notre conduite soit 
excellente au point de prouver que nos prin- 
ci^îes religieux sont bons. 



Sdiloiis lioini('t( s. 

En suivant chaipie jour les Connnande- 
ments de Dieu et de l 'Eglise nous forcerons 
nécessairement les inditterents à notre foi a 
dire : "Une foi (|ui façonne de tels hommes est 
digne de respect". 

Ainsi nous aurons beaucoup travaillé pour 
la défense de notre religion. 

Noire laiigin, parlons-la, parlons-la bien, 
parlons-la correctement et parlons-la de pré- 
férence à toute autre. 

* 
Xe 1 "entremêlons pas d'expressions étran- 
gères, de blasphèmes, d'incorrections, de fau- 
tes faciles à éviter. Efforçons-nous de perfec- 
tionner notre conversation familière. 

Nous apprenons la langue anglaise parce 
que beaucoup d'anglais ne nous comprennent 
pas: je le veux bien; mais en retour pour- 
([uoi n'exigerions-nous pas la même chose des 
Anglais ? 

Chaque jour, servons-nous le plus pos- 
sible de notre belle langue française au 
lieu de jargonner inutilement et d'une façon 



••<^•••<î•••{>■••Ô•••{>•••^>■•^C^•••fr••^>•••Cî••^C^••<^••<^••<t••H>••<^■••0^■•^>••■^ï•••<^••^îH•^C^••^î^ 

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])itoyal)l(' souvent des l)Outs de phi-iscs an- 
glaises dont les Anglais se moquent. 

Notre la)igi(c, servons-nous eu dans les af- 
faires, dans nos annonces, sur nos enseignes. 
Xe mettons pas à la place une langu(> adoptée. 

Les Anglais n'aiment pas le servilisme et ne 
se laissent pas allécher par des affiches ei an- 
glais dont ils découvrent vite le hut i)ure- 
ment commercial. Quand voyons-nous les 
Anglais renoncer à levir langue pour étaler la 
nôtre? 

Notre raee. aimons-la. Notre sang est aussi 
vigoureux (|u"un auti'e. l'ne once de san;.^ 
français vaut bien — je ne dis pas ])lus — mais 
autant (|u"une once de sang anglais. 



Sdi lions lions faire r< spi el.i r iii nous rcs- 
pi elnnl . 

E neoiir<i(/< fins lis nôtrts dans le commerct\ 
dans les industries, dans les i)i-()fessions, dans 
les métiers, jiartout. toujours! 

Xe nous loui'bons ])as servilement! 

X 'abandonnons pas les nôtres! 

Que la célébration de notre fête nationale 
nous im])lante ])roPondément ces pensées dans 
la tête et ces sentiments dans les tiln-es les 
plus solides et les plus pures de notre cœur 
de Canadiens-français, cœui' loyal et pa 
triote. 

AXTOXIO PELLETIER. 
M('(h (lu à JIiill. 




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VIVE LA CANADIENNE. 



Oui ! vioe la femme Canadienne, son empire est celui de la tendresse et de la vertu. 







Ce char a été 
fourni par mes- 
sieurs Caron & 
F"rère. marchands 
de Hull. 

H o n n e'u r et 
merci à ces pa- 
triotes et au per- 
sonnel de leur 
maison. 






'>% 



MESDEMOISELLES 

Lucie Marchand, Alice Harper, Aurore St Amand. Albina Fréchette, Rose Bertrand, 
Alice Poitras, Anais Laçasse, May Parent, Léda, P'réchette, Regina Laçasse, Sidonia Pa- 
rent, Rosa Gagnon, PLugénie Lortie. 

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Htuf la Ûlanabt^nn^. 



Virt' la ('(tnali( niK ■. ceux (jui i'oiilciit, en 
(0 jour, le sol t'éeoiul du Canada el respii'ent 
l'air riclie et d'azur du grand ciel de notre 
vaste pays, doivent sentir frissonner, e,n en- 
tendant ces mots si doux, si ])ereeurs, si larges 
d'envergure, les plus lointaines, les i)lus sin- 
cères td)res de leur cerveau, de leur «œur, de 
leur être entier. 

Vive la Ca)ta(]ie)i)i •. nous savons (|u'en 
ces paroles nos ancêtres ont eu foi, amour, 
fidélité et que leur charme a soutenu les plus 
rudes périls, les plus criti(|ues instants de no- 
tre vie nationale passée. 

Vive la Canadienne : aujourd'hui, après 
l'expérience d'années qui se comptent par siè- 
cles — (|i;oi(iue peu noml)reux mais sublimes — ■ 



nous avons raison de chanter ces mots de rai" 
liement, de fonder des esjjérances réalisables 
de puissance, d 'accroissement, de force, de 
cohésion, de stabilité, d'individualité pour 
notre race, dont le sang resté pur, grâce à. la 
caimdienne forte et vaillante, ne perd rien de 
sa vigueur première. 

Loin de U\! 

Avec les ans (|ui s'amoncellent sur notre 
passé, se consolide la personnalité croissante 
et de plus en plus vivace du peuple Canadien- 
Franc ais. 

Vive la Canadienne : c'est le temps de 
clamer aux échos de nos plaines, de nos mon- 
tagnes, de nos villes, cette vibrante exclama- 



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tion. C'est Tlienre, de crier partout la cause 
de la grandeur de notre nation. 

Non ])as i[Ue nous soyons le plus grand 
peuple de l'univers; nuiis à cause des princi- 
pes sains cpie nous avons puisés aux genoiix 
de nos mères chrétiennes et canadiennes, nous 
avons raison, encore une fois, de dire : 

Vire la Canadiennv! 

Car nous avons en nous — sinon complète- 
ment épanouis, du moins en germes grandis- 
sants — le bon grain (jui fait les nations va- 
leureuses. 

Vin ht (\nia(li( inif : voilà ce que nous 
lisons sur nos bannières à rai)proche de notre 
fête nationale. 

En ce jour (pii se lève, n'allons pas uni- 
quement nous berner, nous encenser avec les 
tei'ues refrains rei-sassts mille fois, des gran- 
deurs de nos ancêtres; mais soyons pratiques, 
envisageons le présent tel ({u'il est, ne crai- 
gnons pas l'avenir. Et pour cela, nous n'a- 
vons guère t)esoin de déterrer les morts et de 
leur faire des œillades. Autour de nous, à 
nos foyers, nos femmes, nos mères, nos filles, 
nos sœurs, nous sont des raisons suffisantes de 
réjouissances et d'espoirs. Grâce à Dieu, la 
femme canadienne, n'est pas une émancipée. 
La Canadienne d'aujoui'd'liui conserve dans 
.{>...O-.-0--^-.H5-»-<ï-«-O-»-i>-'-t>-'-O-»-{>-»-<i-»->-«-{>-»-<}-«-î>-»-i>-»-a-»-<}-«-O-.-{>-. 

—134- 



.0...0...0...{>.,.0.,.0...{5...i>.,.Q...i5...<}...i3-.^...0.«-O'«.$...{5..^ï«.û..-^ 

sa vie — non pas la Canadienne de la rue mais 
celle de l'église et du foyer — le plus beau 
joyau national que nous sommes fiers de n'a- 
voir pas perdu ; je veux dire la capacité pby- 
si(iue, la volonté ferme, la morale nécessaire 
pour prolonger la vie de notre race. Et voilà 
pouniuoi nous devons proclamer bien haut — 
car cette vertu chrétienne se perd chez trop 
de nations — voilà pour(|uoi nous devons crier 
bien haut la gloire de celle (pii nous salivera 
et augmentera notre nondire, notre vigueur, 
notre force dans la patrie. 

" Parce ([Ue tu sais encore faire ton de- 
voir, parce (pie tu ne recules pas devant les 
charges de ton état, appuyée sur la loi divine 
à la(pTelle tlx ne désobéiras jamais, je suis ex- 
ti-êmement orgueilleux et f'er de te dire, à 
pleins poumons, avec le regret de n'être pas 
entendu de l'univers entier, de te dire au- 
jourd'hui et demain, comme les ancêtres: 
femme de mon pays, je te salue et je t'aime: 
oi;i, l'émotion me pénètre parfois aux moel- 
les et. . . avec mon âme, je te chante éperdu- 
inent avec ampleur et fierté ces paroles qui 
sont un long poème: Vive la Canadienne! 

ANTONIO PELLETIER, 

Médecin à Uull. 



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Conseil de Ville de la cité de Hull pour Tannée 




Dr 



Ari-h.iniliaiill, Miiirt 



ÉCHEVINS. 



Quartier 1.— J. B. Davis, 
Ths. Black. 

Quartier 2. — J. B. Laro- 
se, Félix Legault. 

Quartier ;>. — Nap. ]:5('lan- 
ger, Auu;. Thibault. 



(Quartier .'ia. — O. l'alar- 
(leau, ( )ct. St [.auvent. 

t^uartiei- 4.— I'. Doueet, 
Hector Lelilnnc. 



l)u- 



La portion d'autorité (jue messieur.s 

les conseillers ont entre les mains est 

une cléiéi^ation de celle de Dieu. ( est 

uniquement pour l'exercice du bien et 

la répression du mal cju'elle leur est con- 
fiée. Les intérêts de l'ordre temporel 

dont ils sont principalement chargés ne 

doivent pas leur faire négliger les me- 
sures protectrices de l'ordre moral, de la justice, du culte et des moeurs ptibliciiies. Il est 
important qu'ils ne perdent jamais de vue l'obligation de f^iire servir leur crédit, leur influen- 
ce et leurs fonctions au plus grand bien matériel et moral des contribuables. Ils doivent 
accomplir le devoir de réprimer sans négligence et sans faiblesse, et même de prévenir, se- 
lon leurs attributions, tout désordre public quelconque, car ils en seront responsables de- 
vant Dieu et devant les hommes. A. G. 



ÉCHEVINS. 



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(Quartier ■"). — Horni. 
puis, -I. B, Sinianl. 



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â A i iH o n ! 



Qlt^ar ht S^t S^an-lapttBt^^ 






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l tout. 

Ô Mgr Langevin. 

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Ce char a été fourni par l'Union Saint Joseph du Canada, 

COUR DU SAINT RÉDEMPTEUR. 



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Tous ceux qui ont pris part à cette magnifique parade historique sont entrés dans le Parc Dupuis, 

dé;à envahi par des milhers de personnes. 



I LA PRO CESSION EST TE RMINÉE. 

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AprislôO 

ans do do- 
iiiiiiatio u 
aii.iilaise, 

111)11^^80111- 

iiii's restés 
l'raïu'ais. 




Les soixante 
mille colons 
à la cession 
du Canada à 
l'Angleterre, 
sont devenus 
trois millions 
de Canadiens 
dis se m in es 
partout. 



Avant de raconter ce (jui s'est passé au terrain des jeux, le Comité de la St Jean- 
Baptiste remercie cordialement IM. H. Dupuis ponr tout ce qu'il a fait afin d'assurer le 
succès de la fête nationale et ce qu'il fera pour aider à en perpétuer le souvenir. 

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GROUPE DE JOLIES CANADIENNES 

qui ont fait le service des tables au banquet de la St Jean-Baptiste. Honneur et merci à ces dévouées 

jeunes filles ainsi qu'à toutes celles qui leur ont aidé et dont nous 

n'avons pu nous procurer les photographies. 



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DES DISCOURS PRATIQUES ET PATRIOTIQUES 

ont été prononcés par le R. P. Pel'etier, M. Jos. Normand, Son Honneur le Maire Archambault, MM. 
L. J. Gauthier et E. H. Godin, de Montréal, M. le Dr Fontaine, MM. E. B. Devlin 

et F. A. Gendron, députés. 

On ne jiout arra- 
cht'r res|)rit natio- 
nal d'une race fière. 

Soyons tiers de 
notre pas^sé. des 
lionunes et des < liu- 
ses de la patrie, si 
nous VDulidi.s (]Ue 
les i'tran<;ers nous 
estiment et n o u s 
respectent. (MfiT 
Lanirevin. arch. de 
!^t Jjonifaee. ) 

Le Caïu.dci est le produit de l'union tVconde de deu.x «grandes races. Le Canr.da est une 

confédération an !j;o- française. 



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DISCOURS DE M. J. U. ARCHAMBAULT, 

MAIRE DE LA CITÉ DE HULL. 



Monsieur le Président, 

Messieurs les membres du ("lergé, 
Mesdames et Messieurs : — 

S'il est vrai que l'homme public reneoulre 
sur sou chemin des ennuis et souvent des épi 
nés, il est également vrai ((u'il y ti'ouve de 
bien douces compensations comme celle que 
j'éprouve en ce moment en souhaitant, au 
rom de la cité de Hull, la plus franche bien 
venue à tous nos com])atriotes de Québec, 
Montréal, Ikickingham. Ottawa et d'ail- 
leurs. En venant vous associer à nous pour 
célébrer la fête de la St-Jean-Baptiste, vous 
nous honorez et vous contribuez à rendre 

—120- 



notre fête nalioii; le plus belle, |)his grandiose 
et plus réjouissante. A tous et à chacun, je 
dis un cordial merci. 

-Plus que jamais je suis orgueilleux de la 
cité de Hull et particulièrement de la majo- 
rité de sa population, ({ui se compose de bra- 
ves et vaillants ouvriers* C'est à ceux-ci 
IMesdan.es et îlessieurs, et non à nos profes- 
sionnels ou à nos hommes d'affaires, je me 
plais à le reconi^tre, ciiiie nous devons le 
magnifique, l'incomparable succès de la fête 
que nous célébrons et ([ui restera à jamais, 
mémorable dans les annales de notre cité. 
Honneur à eux et plus spécialement à MM. 



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Normand, Wattier, iMatliien, JVIoncion et quel- 
ques autres, qui avec le bon, dévoué et pa- 
triote Père Pelletier, furent les âmes diri- 
geantes de l'organisation. Ils méritent que 
leurs noms restent toujours gravés, en lettres 
d'or, dans l'album de nos souvenirs. Je serais 
tenté de faire l'éloge de notre cité et de sa la- 
borieuse population, et aussi de parler de ses 
progrès et de ses espérances, mais il convient 
de causer plutôt de la fête du jour et de rap- 
peler les souvenirs de nos ancêtres. Cepen- 
dant, je me permettrai de dire qu'à Hull, 
l'on vit en paix, heureux et jaloux de nos 
droits et de nos traditions. 

C'est à IMontréal, au lendemain des mau- 
vais jours de 1837, cpie l 'on inaugura la fête 
St-Jean-Baptiste, comme fête nationale. M. 
Duvernay, dont le nom est inouï)! ial)le, en 
fut le fondateur et le premier Président. La 
société a été fondée plus tard à Qué])ec par 
le Docteur Bardy qui eut l'insigne privilège, 
suivant (|ue de droit, de la prési(ier, lors de 
son inauguration. C'était un noble but, une 
inspiration i:)atriotique, (jui les anniiaient. Us 
avaient en vue la sauvagarde et le maintien, 
dans leur intégrité, de nos grandes traditions 
nationales, de notre race, de notre langue et 



de nos lois. Aujourd'hui, Hull, la troisième 
ville de la province de Québec, par son inipor- 
tance industrielle et sa population catholique 
canadienne-française, veut affirmer à son tour, 
(ju'elle garde le souvenir ineffaçable des tra- 
ditions, de foi, de courage, de générosité et de 
luttes persistantes, que lui ont léguées nos 
ancêtres, pour les vraies libertés constitution- 
nelles. 

Rappelons-nous le courage des découvreurs, 
des premiers colons, des voyageurs, la foi chré- 
tienne, marcpe distinctive des premiers pion- 
niers de la Nouvelle-France, qui ont inondé 
de leiu' sang et de leurs sueurs le sol que 
nous foulons. 

Rappelons-nous l 'héroïsme de nos militaires 
avant et après la con(iuête et le courage iné- 
branlable de ceux qui n'ont reciilé, devant au- 
cun sacrifice, pour nous assurer les bienfaits 
inestimables de la liberté, dont nous jouis- 
sons. Tel fut le Init de nos devanciers et tel 
est le nôtre aujourd'hui, en faisant une gran- 
de parade histori(|ue et en mettant sous les 
yeux d'un chacun l'histoire glorieuse de la 
patrie canadienne, (pii, tout eu respirant l'air 
de la liberté, à l'ombre du drapeau britanni- 
que, doit conserver sa mentalité française et 

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catholique, pour la transmettre intègre et in- 
tacte aux descendants de génération en géné- 
ration. Jetons ensemble un coup d 'œil rapide 
sur notre passé : 

Au 16e siècle, (1584 et 1535) Jact^ues-Car- 
tier se dirigeant vers les rives canadiennes, 
sur des mers immenses, inconnues, et répu- 
téevS sans fin, n'oublie pas ([ue l'intérêt de la 
Patrie est intimement lié à celui de la reli- 
gion. Après avoir écarté de ses vaisseaux, 
les ouragans et les temi^êtes, par ses prières 
au Tout-Puissant et par la protection spéciale 
de l'Eglise, il prend possession du Canada le 
16 juillet 1534, en plantant sur le territoire 
d'Amérique, une croix sur laquelle étaient 
écrits ces mots: "Vive le Roi de France". 
Au nom de la croix et pour son Roi, il prît 
possession du sol, il apporte aux sauvages de 
ce continent les lumières de la foi, de la civi- 
lisation et du véritable progrès. 

Quoi de plus solennel que le moment de 
l'arrivée de Cartier, au milieu des Peaux- 
Rouges. La Providence adoucit leur férocité ; 
ils croient au miracle ; ils se réjouissent de 
voir parmi eux les messagers du Grand Mani- 
tou. Imbus de cette superstition, ils ne font 
aucun mal aux Français. Ceux-ci pénètrent 



plus haut, en explorant notre fleuve, jusqu'à 
la bourgade d'IIochelaga, aujo^ird'hui Mont- 
réal. Portés mollement, sur nos eaux cana- 
diennes, où se reflètent le pin odoriférant, 
l'érable traditionnel, le chêne séculaire et 
l'orme superbe, Cartier dans un élan d'en- 
thousiasme s'écrit: " France, si je ne 
t'avais pas pour Patrie, je voudrais avoir le 
Canada". Si Cartier voguant sur les eaux 
limpides du St-Laurent était ravi d'admira- 
tion sur les vastes plaines, qui le l)ordaient, 
alors qu'elles étaient encore couvertes de fo- 
rêts; si, du haut de la Montagne Royale, il 
s'extasiait sur la vallée du St-Laurent, alors 
même qu'elle était peuplée de hordes saitva- 
ges; si Cartier, dis-je, secouant les cendres de 
son tombeau ,revenait tout à coup à la vie, 
quelle ne serait pas son extase en voyant cette 
même vallée parsemée de vastes champs, de 
blé, de prairies verdoyantes, de fleurs odori- 
férantes, de villages, de villes et sillonnée de 
réseaux de chemins de fer. Comme il serait 
émerveillé, lorsqu'au lieu des 50 cabanes 
d'Hochelaga, il verrait les milliers de dômes 
brillants de Montréal, son pont unissant les 
deux rives du fleuve, et son demi-million d 'ha- 
bitants, s 'agitant sous l'impulsion du com- 



—122— 



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luerce et de l'industrie. Comme il serait en- 
chanté, lorsciu'au lien où était Stadacona, il 
verrait se liérisser les milliers de toits de 
Québec, avec ses formidables remparts. Com- 
me il contemplerait avec délices, les splendi- 
des routes de Ste-Foye et de St-Louis, ton- 
jours remplies d'élégants promeneurs et sur- 
tout si riches en précieux souvenirs, comme 
l'attestent les monuments des Plaines et de 
Ste-Foye. Quel ne serait pas son étonne- 
ment, lorsqu'au lieu de quelques frêles ca- 
nots, qui api^araissaient de temps à autre sur 
le St-Laurent, il verrait ce même fleuve sil- 
lonné par des centaines de vaisseaux à vapeur 
de toutes sortes et de toutes grandeurs. Ne 
serait-il pas tenté de chanter à l'exemple de 
feu Sir George Etienne Cartier: "0 Canada, 
mon pays, mes amours". 

Tout naturellement, en vous parlant de 
Québec, la vieille capitale provinciale, et de 
ses beautés, ma pensée se porte sur Cham- 
plain, qui, après avoir exploré, à son tour, les 
rives du St- Laurent, jetait les fondements de 
cette ville, le 3 juillet 1608. Champlain, c'est 
cet homme prédestiné, au front de qui bril- 
lait l'auréole du génie et de l'immortalité; 
c'est l'homme dont Dieu s'est servi, pour réa- 



liser les desseins de la Providence sur le Ca- 
nada ; c'est cet homme, dont l 'action bienfai- 
sante et les (t'uvres sont et seront, comme le 
prolongement de lui-même à travers les âges. 
Le touriste, le voyageur, les Canadiens de 
toute origine et de toute dénomination à qui 
il est donné de visiter la vieille cité de Qué- 
bec, s'arrêtent et s'inclinent avec respect et 
admiration, au souvenir de cet dlustre fon- 
dateur et ne peuvent s'empêcher de dire avec 
le poète : 

" Trois siècles ont passé sur sa tombe, 
qu'on aime. 

Et l'illustre Champlain sans cesse respecté 

Est jeune encore de gloire et d'immorta- 
lité." 

Oui, il vit tout entier dans nos âmes, par 
ses aspirations, ses sacrifices, sou dévouement, 
ses vertus et sa foi. Pour faire son éloge, 
qu'il me suffise de vous dire: "Son cœur fût 
à Dieu et à la France". Samuel de Cham- 
l^lain fut le type du grand citoyen, dont l'ac- 
tion influe sur le présent et l'avenir. Son 
grand rêve était l'agrandissement de sa pa- 
trie, sa prospérité matérielle, mais surtout sa 
prospérité surnaturelle : C 'était de contribuer 
à la grande mission providentielle de la 



—123— 



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France à travers le monde, mission symboli- 
sée par ces mots: "Gesta Dei per francos". 
Il rêvait de fonder sur le sol vierge de la 
jeune Américjue, siir les bords du St-Laurent, 
une patrie grande, comme toute l'Europe, 
sainte et chrétienne comme sa vieille France, 
non pas comme la France d'aujourd'hui, mais 
comme la France de Charlemagne, de St- 
Louis, de Jeanne d'Arc. 

Pour assurer notre foi et la rendre inébran- 
lable comme le rocher de ta ville, oh ! Cliam- 
plain, tu as appelé auprès de toi les plus dé- 
voués missionnaires, les plus généreux apô- 
tres, et qui ont sanctifié et arrosé de leur sang 
le sol (jue nous foulons aux pieds. 

En effet, à la sollicitation de Champlain 
quatre frères Récollets, les premiers mission- 
naires qui aient évangélisé la partie Nord du 
Nouveau IMonde, débarquèrent en 1615 sur 
les rives du St-Laurent. Le zèle infatigable 
des Récollets ne pouvant plus suffire à porter 
l(;s lumières de l'Evangile, les premiers Jé- 
suites se fixèrent à la Nouvelle France, en 
1625. Rien n'arrête leur dévouement pour le 
salut des âmes. Ni les fatigues, ni les souf- 
frances, ni la crainte de la mort ne peuvent 
ralentir leur courage. La mort! ils l'envisa- 



gent avec espérance, ils l'attendent avec im- 
patience, puisqu'elle doit être la récompense 
de leurs travaux. De fait, ces courageux et 
hardis missionnaires ont arrosé et scellé de 
leur sang le sol canadien. Témoins : le mas- 
sacre des Révérends Pères Jogues, par les 
Agniers; Daniel, par les Iro(|Uois; le martyr 
et la mise à mort des Révérends Père Brebeuf 
et Lallemand par ces mêmes Iroquois, au Vil- 
lage St-Louis; le meurtre du Révérend Père 
('habonel, par un sauvage Huron; le massa- 
cre des Pères Garnier et Garreau. En parlant 
de ces héros, martyrs de leur foi et de leur 
dévouement, nous ne pouvons oublier le nom 
de Monseigneur de Laval-Montmorency, arri- 
vé à Québec, le 16 juin 1659, pour y fixer son 
siège épiscopal. 

Les noms de ces généreux défenseurs de 
l'Eglise doivent toujours occuper la place 
d'honneur dans le cœur des Canadiens-fran- 
çais. Chaque fois (|ue nous laisserons parler 
ce cœur, il devra toujours en sortir des paro- 
les d'amour et de gratitude. 

Je n'entreprendrai pas de vous faire l'éloge 
de Monseigneur de Laval, Son grand et petit 
Séminaire, l'Université ()ui porte son nom, le 
monument colossal, (pie la générosité et la 



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reconnaissance des Canadiens viennent d'éle- 
ver à sa mémoire, sont l'éloge le plus éloquent 
de ce haut dignitaire de l'Eglise. 

A l'ombre de la croix, des missionnaires, 
une poignée de braves, s'enfoncent dans des 
forêts immenses, au milieu des nations les 
plus féroces et viennent défricher une terre 
sauvage abandonnée de leur I\Ière Patrie. Ils 
ont à lutter contre toutes sortes d'obstacles. 
Ils repoussent leurs ennemis d'une main et, 
de l'autre, défrichent le coin de terre, qui 
doit leur donner un morceau de pain. A cha- 
que pas, se dresse un obstacle, se tend un 
piège, se trouve une embûche à éviter. Com- 
l)ien de fois nos pères n'ont-ils pas eu à sou- 
tenir des combats nocturnes ! Combien de fois 
ne se réveillèrent-ils pas aux chants de ven- 
geance et de mort, au bruit des tomahaks et 
au sifflement des flèches des Indiens! Com- 
bien d'entre eux ne furent-ils pas martyrs de 
leur foi et de leur pays! Que d'héroupies 
faits d'armes eurent lieu alors! le plus riche 
de tous fut le combat de 

DOLLARD 

au Long Sault, sui- les ))ords de la rivière 
Oiitaouais, en 1660, si bien représenté dans la 

^125- 



procession par un char allégori([ue, don de 
l'Union St-Joseph du Canada. Avec 16 com.- 
pagnons, Dollard alla à la rencontre d'une 
bande de 700 lro(iuois déterminés à détruire 
.Montréal, (pii, alors, ne comptait que 34 habi- 
tants, dont 4 femmes. Dollard et ses compa- 
gnons savaient ({u'ils se vouaient à. une more 
certaine, mais ils voulaient montrer aux sau- 
vages, ce c{U 'était la valeur française, sauver 
leurs compatriotes et mettre tin à la férocité 
toujours croissante des Iroi|Uois. Se jetant 
sur un retranchement abandonné par les Al- 
gon(iuins, Dollard et ses compagnons imagi- 
nent de dresser une embuscade au pied du 
rapide du Long Sault et d'y arrêter les Iro- 
(|uois. Ceux-ci, dans une première esear 
mouche perdirent tant de monde, (|u'ils réso- 
lurent d'attendre leur autre parti de y.uerre, 
(|ui descendait le Richelieu, pou.»' se diriger 
aussi sur Montréal. Mais, à la fin, (|!ir,nd 
vint l'assaut suprême, après 10 jours de lutte 
désespérée, Dollard et ses compagnons privf's 
d'eau, humectant leurs lèvres de la terre hu- 
mide tirée d'un trou creusé à leurs pieds, 
n'ayant pour nourriture (jue du blé d'Inde 
desséché, tombèrent les uns ji la suite des au- 
tres, sous masse compacte et furieuse de 7'";0 



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Iroquois tout honteux d'avoir été si long- 
temps repoussés par une poignée de braves. 
Montréal fut sauvé, car les Indiens n'eurent 
plus la témérité d'aller attaquer de sem^-'ia- 
blés héros. Honneur à leur mémoire. En si^ 
dévouant ainsi pour le bien commun, ils ont 
con(|uis la couronne d'immortalité. 

Nous ne pouvons pas faire un pas sans 
mettre le pied sur cette terre arrosée par le 
sang d'un héros et sanctifiée par celui d'un 
martyr. Que les exploits de nos ancêtres res- 
tent vivaces dans notre souvenir ; nous les re- 
dirons aux générations futures. Comme eux 
ayons pour devise : courage, union, foi, reli- 
gion , patrie et liberté. C 'est par cette devise 
et pour cette devise que nos pères luttèrent 
avec tant de courage et tant d'acharnement, 
d'abord contre les hordes bai'bares, qui ne 
respiraient que le carnage et le sang, et en- 
suite, contre la puissante Albion, contre cette 
fière nation qui, plus nombreuse que nous sur 
le continent, fut enfin maîtresse du pays. 

Ce fut vers l'année 1743 que la guerre 
entre la France et l'Angleterre. L'Anglais 
vaincra, mais on le verra succomber, devant le 
Fort-Nécessité, à Oswégo et capituler au fort 

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Georges. Ici, nous arrivons aux champs à 
jamais mémorables de Carillon, sur le lac 
Champlain, oii, comme à Crécy, 11,000 An- 
glais sont battus par les 3,000 braves de Mont- 
calm, Lévis et Bourlamaque, le général An- 
glais laissant 5,000 hommes, sur le champ de 
bataille. Plus tard, on verra ces fières légions 
ramener leurs drapeaux victorieux à Mont- 
morency et tomber avec gloire sur les plaines 
d'Abraham, oii le général Wolfe et Montcalm 
tombèrent tous deux, mortellement blessés. 
Lorsque les Anglais, maîtres de Québec, se 
croient désormais invincibles, la défaite les 
attendra au champ de Ste-Foye, on, après «n 
combat homérique de quelques heures, ils lais- 
sent sur le champ de bataille, plus de mille 
hommes et toute leur artillerie. Malgré cette 
revanche éclatante sur l'armée anglaise, M. de 
Lévis, grâce à la coupable indiiférence de Ver- 
saille dût se résigner et voir hisser sur la 
fière citadelle de Québec, le drapeau anglais, à 
la place de celui que Champlain y avait fixé, 
plus d'un siècle et demi auparavant. A la 
reddition du pays, tout semblait perdu pour 
les Canadiens-français, comptant à peine 70,- 
000 âmes. On redoutait l'anéantissement de 
notre nationalité, mais Dieu fit surgir quel- 

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que cause qui força l'Angleterre à nous oc- 
troyer nos droits et nos privilèges, et à nous 
traiter convenablement. Ainsi, en 1775, la 
République voisine s'insurgeait contre la 
Mère Patrie ; elle nous pressait de se joindre 
à elle, pour secouer le joug de l 'Angleterre, 
mais le Canada resta fidèle à ses nouveau maî- 
tres et à la foi du traité de 1763. Plus tard, 
on veut porter atteinte à nos libertés, à nos 
institutions religieuses et, surtout, à notre 
langue, lien sacré de toute nationalité. Mais 
en 1812, la guerre éclata entre l'Angleterre et 
les Etats-Unis. De nouveau l'Angleterre dût 
recourir à nous, comme en 1775. Les volon- 
taires canadiens font des prodiges de valeur 
et se montrent les dignes émules des braves 
de 1759, de 1760. De Salaberry qui défit à 
Châteauguay, une armée de 7,000 hommes, 
avec un détachement de 300 recrues, se mon- 
tra l'émule de Montcalm et de Lévis. 

Pendant cette campagne on peut dire avec 
orgueil ({ue le Canada eut son Léonidas, ses 
300 Spartiates et ses Thermopyles. Enfin, ces 
héros apparaissent plus tard victorieux à St- 



Denis, battus à St-Charles et mourants à St- 
Eustache. 

Tout ce (|ue je viens de vous dire est un 
a])régé bien succint des souvenir glorieux c^ui 
se rattachent à notre Patrie ; mais ils sont 
plus que suflfisants pour établir (jue l'union 
de l'Eglise et de l'Etat sont indispensables, 
et que si nous devons aimer l'un, nous devons 
aussi aimer l'autre. 

Oui, aimons la Patrie qui a été témoin de 
notre premier sourire ; mais aimons aussi 
l'Eglise qui a veillé sur notre berceau. Comme 
nos pères, aimons l'Eglise et la Patrie ; comme 
eux ayons toujours pour devise : courage, 
union, foi, religion, patrie et liberté. Que 
leur exemple et leur souvenir soient le phare 
lumineux, (jui nous guide, dans les sentiers 
de l'avenir, et nous serons sûrs de faire res- 
pecter et de sauvegarder nos institutions, no- 
tre langue et nos lois. 

Aujourd'hui, demain et toujours, soyons 
jaloux de nos droits, mais fidèles et dévoués 
au drapeau britannique, que nous aimons. 



—127— 



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LE BANQUET EST TERMINÉ. 

Les discours ont été prononcés, les jeux commencent, sous les ordres de MM. L. Leduc 

et B, Myre, Commissaires-Ordonnateurs. 



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i Partie de balle au but entre les 
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SOUQUE A LA CORDE. 



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TOUT VA ADMIRABLEMENT BIEN. 

Non-seulement les concurrents, mais tous les spectateurs sont satisfaits. 



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I.^ — Attaque et prise du fort de Dollard par les Iroquois. , 

17 français et quelques sauvages se battent comme des lions contre 700 iroquois. 

IL— Bataille de Chateauguay. 

300 Canadiens-Français contre 7,000 Américains. 



Ces deux représentations ont eu un véritable succès, grâce surtout au travail et à l'ha- 
bileté de MM. le Com. J. E. Fauteux, Paul Reinhardt et C. F!. Marchand. 

La soirée s'est terminée par un magnifique feu d'artifice. Les pièces lancées par M. 
Beaudry, de la maison Robitaille de Montréal, étaient de toute beauté. Nous avons été 
satisfaits, nous y reviendrons. La fanfare de la cité, sur l'inxitation de M, le maire, a tait en- 
tendre ses plus beaux airs Canadiens. 

—129— 



^ Le soir du 25 juin, représentations sur la place de l'Hôtel de Ville. | 



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Clôture de la Fête Nationale, lundi, le 26 juin 1911. 






:^r. !.. LEDUC, 

«jui a procliinn', a])r('s la péance. les 
noiii< il(.'s vaiii(|Ucurs des jeux. 



jNI. (ia))elns Laurin, l'un îles rei)ivsentant>'< 
(le la uiaiHon îMattliews, qui a heaneoup 
t'ait poui- le i^uccôs de la fête.' , 



C'ÉTAIT BIEN FINI ! 

A la tïn du grand drame : La Famille sans nom, joué par le Cercle St Jean d'une 
manière vraiment artistique et au milieu d'un bel et nombreux auditoire, le Révérend Père 
(juertin, supérieur et curé de Notre-Dame de Grâce, et son Honneur le Maire de Hull, 
ont remercié au nom de la religion et de la patrie, le comité des ouvriers ainsi que le R. P. 
Pelletier, (jui ont organisé cette année la fête nationale qui a eu un succès si grandiose. 

// s'agit maintenant d'en perpétuer le souvenir. 

LISEZ ATTENTIVEMENT CE QUI SUIT. 

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"j^alnot^B b'aborît 



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Ces dénionst rations cluileureiises et spou- 
tanées (jne nous avons lavorahleineiit appré- 
cit'es, aux(iuelles nous avons participé avec un 
enthousiasme digne et vibrant, à l 'occasion 
de la St-Jean-Baptiste, sont aptes, assure- 
nient, à nous permettre de souhaiter une con- 
naissance plus généralisi'e et i)lus profonde, 
chez nos compatriotes, de notre histoire na 
tionale. 

11 ne nous est pas toujours facile d'inter- 
rompre nos occupations et de prendre sur nos 
travaux (juotidiens. des heures nécessaires an 
gagne pain du jour le jour pour lire de gros 



•0-0 -a-o-o-o -a-o-o-o-a-o- >-{>-o-o-o-o-o-o-o- 

—1:51- 



livres érudits. pour fouiller (Us documents sur 
nos origines, notre croissance, notre épanouis- 
sement connue race sur le sol caïuulien. 

Néanmoins, ce nous sendjle, il est ui! 
moyen aisé d'accès et fort simple, d'instilli'i' 
dans la nuisse les noms d'hommes les plus en 
relief, les gestes et faits les plus notoires à 
toutes lesépo(|ues de notre vie nationale, les 
grandes lignes de l'épopée canadienne-fran- 
çaise que tout patriote doit avoir gravés au 
fond de son cœui". 

Pour cela, rien ne nous ])arait i)lus à hi 
portée de tous que de doniu'r aux rues d'uiu' 

,.o-.-o-o-o->-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-> 



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vilh les noms — de pcrsoniiMges ou d'exploit,s 
— (|ue nous voulons perpétuer, d'âge en âge, 
dans toutes les t'aniilles franeaises de ce pays. 

Conniient procéder alors? 

Quand une ville veut ainsi écrire l'IIis- 
toire du Canada, dans ses rues, sui' ses places 
])u])li<|ues, par ses iiionuiaeiits, il pourrai^ 
bien être convenable de diviser notre IIù- 
toire en autant de péi'iodes (pi "il y a de (piar- 
tiers dans cette ville. 

Alors, un quartier représente une pé- 
riode. S'il y a cinq ou dix qiuirtiers, nous 
aurons cin(i ou dix subdivisions histori(|ues. 

Rien de plus juste <pie l'on l'éserve uii 
(juartier à l'histoire de la ville. 

De la sorte, cha(|ue nom de rue, de 
square, etc., aurait un sens agréable, élevé, 
glorieux. Rien de plus désolant, mes amis, 
pour (piebpi'un ((ui réfléchit un peu à la 
chose, rien de ]dus malimpressioiinant au.\; 
yeux des éti'angers ([ui visitent une ville, 
rien qui puisse faire plus mal juger l'intelli 



gence ou le patriotisme d'ime agglomération 
d'individus, (|ue de lire, trop souvent, bien 
oui! au coin d'un bon nombre de rues, des 
noms vagues, sans raison d'être, et parfois 
ridicules, et i)Our le moins si étranges ([u'ou 
est là, .stupéfaits, à se demander comment il 
a pu se faire qli'on ait affiché un tel placard. 

Je parle ici d'une manière générale: je 
ne vise i)as iTull plus (jue ^Montréal, Québec, 
Ottawa, etc. . . 

Admettons, pour une seconde, cpie ce 
fijjsicnic JiisioriqKc soit adopté avec méthode. 
Alors, un concitoyen ou un visiteur, (|ni se 
promène dans iine ville canadienne, apprend 
à cluupie pas l'Histoire Nationale de notre 
]iatrie. 

Un peu de travail, et un "oui" sans rap- 
pel et c'est le succès. 

A l'œuvre, chevaliers d'une noble cause! 

ANTONIO PELLETIER, 

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. ^j Toujours Toujours \^ 

Dans la distribution de cet 

ALBUM-SOUVENIR 

nous avons compté sur la générosité du public. 



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La de d'Imprimerie Commerciale, 459 rue Sussex, Ottawa.